La Gazette

des Comores

Billet d’humeur: le commentaire est libre...

Billet d’humeur: le commentaire est libre... © : HZK-LGDC

À cause d’un article paru dans notre édition du jeudi 5 novembre et intitulé « le député de Bambao condamne les actes de délinquance faits à Iconi », la journaliste Andjouza Abouheir est prise dans les griffes du parti au pouvoir, la CRC.


Certains caciques n’ont pas digéré que la journaliste ait osé glisser quelques commentaires dans l’article qu’elle a rédigé suite à leur conférence de presse condamnant les graffitis habillant les murs de certaines localités, notamment d’Ikoni, ville dont est originaire le principal conférencier. Pour ces tontons flingueurs, les commentaires s’apparentent à un crime de lèse-majesté et la journaliste doit payer pour son outrecuidance. 

 

Et de fait, en lisant un droit de réponse pour le moins méprisant à l’endroit de notre journaliste, signé par Ali Karani, tout puissant directeur général de la société d’Etat Comores Câbles, et paru dans La Gazette du vendredi 6 novembre, l’on comprend parfaitement que les références et rappels versés par la journaliste pour permettre au lecteur de se retrouver, horripilent les concernés. Ce n’est pas à un parti de la trempe de la CRC que je vais apprendre que quand on veut faire passer un message dans un média, sans contradicteur ou commentaire, on met la main à la poche pour faire publier un communiqué.

 

Je dois rappeler qu’Andjouza est nominée cette année parmi les « 30 héros de l’information » à l’échelle mondiale par la très prestigieuse organisation RSF. Et elle continuera à grandir, n’en déplaise à ces cadres d’un autre âge.

 

Toufé Maecha, secrétaire de la Rédaction 

 


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