Une panne du groupe électrogène de secours de la société nationale de poste et des services financiers (Snpsf) a provoqué la fermeture durant plusieurs heures des guichets de cette banque postale. C'est ce qu'à déclaré Said Ahmed El Kabir directeur des affaires financières de ladite société.
C'est une panne qui vient au mouvais moment, un moment où une partie des agents de l'État et ceux de la société Comores Télécom attendaient le versement de leur salaire. Une panne qui est survenue le soir du mercredi et qui aurait généré une perturbation sur le réseau des 40 guichets que compte la société à travers le pays.
« Le groupe de secours est tombé en panne le soir (mercredi). Le courant d’alternateur a lâché. Donc là il n'y avait pas de l'électricité, ce qui a provoqué le déraillement du système informatique », a indiqué Said Ahmed El Kabir. Il rassure qu'aussitôt la panne détectée, les techniciens de la société se mettent à pieds d’œuvre : « mais vous savez que ce sont des appareils sensibles qui demandent de la part des techniciens plus de doigté », a-t-il dit.
Et lui d'ajouter « on espère que le service va reprendre à Moroni, et en fin de mâtinée tous les guichets vont rouvrir et on le souhaite. Le retard de plusieurs heures avait provoqué un mouvement de foule importante amassée à l'entrée du siège de cette banque postale. M. El Kabir pense que le mouvement serait du au fait que les employés de Comores Télécom ont été payés en manuel (non par virement), un payement qui a coïncidé avec le versement des salaires des agents de l'État.
« Plusieurs personnes se sont ruées vers Moroni parce que les agents de Comores Télécom ont été payés manuellement, chacun avait amené son chèque. Donc 2000 clients se présentent d’un seul coup. Nous avons voulu ouvrir des guichets spéciaux pour eux, ce qui a perturbé un peu les opérations », a-t-il assuré. Autre problème évoqué, le nouveau système informatique introduit, le RPS qui une fois adapté à l'ancien système cela cause dit-on, des lenteurs.
« La Snpsf aurait du publier un communiqué dans les médias pour nous informer du problème », a déploré un agent de l'État qui dit être surpris au moment de venir toucher son salaire. Un autre retraité issu de la diaspora fustige lui le manque de communication de la banque postale. « Moi je suis un retraité de l'État français, je peux aller faire les opérations ailleurs, mais que dire de ceux qui veulent retirer leur salaire ici », a-t-il regretté.
Maoulida Mbaé
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