La Banque Centrale des Comores porte plainte contre un de ses agents qui avait contracté un prêt à la banque et qui a démissionné de son poste sans se soucier du remboursement de son prêt.
Tout a commencé par un article écrit par Hayba Fm révélant que cet agent de la Banque Centrale est « traité de hors la loi ». Et ce mercredi, les avocats de la Banque Centrale des Comores ont tenu à apporter des éclaircissements dans cette affaire. Selon Me Fahmi Said Ibrahim, ce n’est pas une plainte au nom de Younoussa Ben Imani mais de la Banque Centrale des Comores. « Quand il est arrivé à la tête de la Banque Centrale, le gouverneur a mis en place un nouveau mécanisme permettant aux agents de la Banque d’avoir des prêts pour faire des investissements. Et aujourd’hui, un agent a contracté un prêt à la banque et a démissionné de son poste de son propre chef sans se soucier du prêt qu’il a fait. C’est là que le gouverneur a porté plainte contre cet agent pour défendre les intérêts de la banque », explique-t-il.
Me Fahmi a beaucoup insisté sur le fait de dissocier Younoussa Ben Imani et la Banque Centrale des Comores dans cette affaire et annonce qu’une enquête préliminaire est déjà ouverte à la gendarmerie. « Dans les réseaux sociaux, on accuse le gouverneur Younoussa Ben Imani. On est là pour les recadrer et leur dire que ce n’est pas une plainte portée par le gouverneur mais de la Banque Centrale des Comores. Il faut être en mesure de les différencier dans cette affaire », dit-il.
De son côté, Me Moudjahid Abdoulbastoi montre que le gouverneur de la BCC est là pour défendre les intérêts de la banque et le respect du mécanisme mis en place. « La manière dont est relayé l’information, laisse entrevoir une volonté de nuire à l’image du gouverneur de la BCC mais aussi de la banque elle-même. S’il y’a une victime dans cette histoire, c’est la BCC », avance-t-il.
Et d’ajouter : « Comment une personne qui a contracté un prêt et qui a démissionné de son propre chef, sans rembourser son prêt peut partir avec la conscience tranquille, se demande-t-il. La seule garantie qu’il avait mise en place était son salaire et maintenant il n’est pas en activité. Et en plus on ne sait s’il est là ou pas sur le territoire. Alors le souci de la banque est de savoir comment elle va récupérer son argent ». Parlant de plusieurs millions, les avocats disent ne pas avoir accès au dossier mais qu’ils étaient là pour apporter des éclaircissements sur cette affaire et l’ambition de la banque à défendre ses intérêts.
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