Le bain de vapeur devient de plus en plus d’actualité. Une tradition longtemps oubliée qui refait surface et qui prouve son efficacité. Aboubacar Madi, tradipraticien, explique sur son action dans des maladies telles que le paludisme, la dengue ou le chikungunya. En plus de la plante appelée « mbili-mbitsi », ce médecin traditionnel ne remet pas en cause l’autre forme constituée de différentes feuilles d’arbres. De l’efficacité du bain de vapeur et d’autres médicaments traitant le paludisme et ses variantes, Abou Bacar Madi laisse entendre que ces remèdes traditionnels peuvent agir dans le traitement du Coronavirus.
Depuis quelques temps, la médecine traditionnelle est revenue à la mémoire de la population. En pratique, les gens utilisent souvent le bain de vapeur, « djani ». Une pratique reconnue efficace dans la guérison et la lutte contre les maladies telles que la dengue, chikungunya ou bien le paludisme. Aboubacar Madi, médecin tradipraticien, nous explique sur ces pratiques efficaces. Joint au téléphone, ce dernier explique que cette tradition est connue de par son efficacité.
« Il y a une plante en sorte de corde se trouvant en grande partie dans la zone d’Iconi. Avec ça, on peut en faire un bain de vapeur et surtout que c’est efficace en paludisme et en dengue aussi », explique Abou Bacar Madi. En plus de ce remède constitué de cette plante, ce médecin traditionnel fait savoir qu’une autre forme de bain de vapeur composée de différentes feuilles d’arbres peut faire l’affaire. Ainsi, il assure que l’utilisation « feuilles de quinine, oranger, citronnier » est aussi efficace surtout si l’on « retire un verre avant le bain de vapeur et le boire juste après ».
Pour les bienfaits de ces pratiques traditionnelles, Abou Bacar Madi semble bien confiant et fait savoir que le bain de vapeur réchauffe le corps. « Juste après le bain de vapeur, ce qui suit c’est une transpiration excessive jusqu’à mouiller une chemise (au sens propre du terme). Une transpiration qui ramène avec elle une certaine quantité de toxine se trouvant sous la peau et les muscles », explique-t-il tout en affirmant que le malade peut se faire de l’infusion de la même solution car, dit-il, « le plus important dans tout ça, c’est la transpiration ». « Il y a l’inhalation, la décoction, le bain de vapeur, l’infusion, la macération et pas mal d’opérations à faire avec cette solution », rassure-t-il.
Notre interlocuteur nous rassure que « mbili-mbitsi », qui est une plante herbacée se trouvant sur toute l’Afrique mais pas dans les pays du Nord est efficace dans la lutte contre ces maladies qui brisent les os. Bénéfique dans la lutte contre la pandémie du Covid-19 qui sévit sur le monde ? « Il est dit que les médicaments auparavant contre le paludisme, à l’instar de la quinine, peuvent agir contre le coronavirus. Et dans ces conditions, la plante peut jouer un rôle là-dessus. A ma connaissance si les médicaments utilisés contre le paludisme ou maladie du genre ont des effets contre le coronavirus alors la plante peut agir de son côté », assure-t-il, tout en mettant en garde contre l’utilisation des graines car « très toxique » selon lui.
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC