La Gazette

des Comores

Aéroport de Bandar es Salam: Cinq mois d'arriérés de salaire enfin réglés

Aéroport de Bandar es Salam: Cinq mois d'arriérés de salaire enfin réglés © : HZK-LGDC

Après plusieurs mois d'incertitude, les agents de l'aéroport de Bandar es Salam, à Mohéli, ont enfin perçu cinq mois d'arriérés de salaire. Une bouffée d'oxygène pour ces employés qui espèrent désormais une solution durable quant à leur avenir professionnel et au statut de leur établissement.


Les agents de l'aéroport de Bandar es Salam, à Mohéli, ont enfin perçu cinq mois d'arriérés de salaire, à l'instar de leurs collègues de l'aéroport de Ouani, à Anjouan. Ce samedi 11 juillet, le Secrétaire général du Gouvernement (SGG), Nour El Fath Azali, accompagné d'une délégation d'autorités nationales, s'est rendu à Mohéli afin de procéder au règlement de cette situation qui pesait depuis plusieurs mois sur les employés des deux plateformes aéroportuaires. Cette mesure met un terme, du moins provisoirement, à une longue attente des agents, qui réclamaient depuis des mois le paiement de leurs salaires. Les anciens employés radiés des effectifs ont également reçu les arriérés qui leur étaient dus. Ils attendent toutefois le versement de leurs indemnités.

« Nous remercions tout d'abord Dieu, puis les autorités nationales et insulaires, en particulier le Secrétaire général du Gouvernement, Nour El Fath, le ministère des Transports dirigé par la ministre Yasmine, son secrétaire général ainsi que la gouverneure Chamina pour leur implication dans ce dossier depuis le début et pour le soutien qu'ils nous ont apporté », a déclaré Charafdine Abdou Mbaraka, agent de l'aéroport de Bandar es Salam. Malgré ce dénouement, les préoccupations demeurent. « Maintenant, il reste à savoir quelle sera notre tutelle et qui assurera notre prise en charge à l'avenir », s'interroge-t-il. Comme plusieurs de ses collègues, il souhaite l'ouverture d'un dialogue régulier avec les autorités afin qu'une solution définitive soit trouvée.

Il convient de rappeler que depuis la concession de l'aéroport international Moroni-Prince Saïd Ibrahim à une société étrangère, les aéroports de Ouani et de Bandar es Salam se retrouvent dans une situation de grande incertitude administrative et financière. Les difficultés de gestion ont entraîné d'importants retards de paiement des salaires. Par le passé, les agents avaient déjà cumulé jusqu'à dix mois d'arriérés, une situation qui les avait conduits à observer une grève. Ce mouvement social avait d'ailleurs repris il y a quelques semaines pour dénoncer la persistance de cette crise. Si le paiement des cinq mois d'arriérés constitue un soulagement, les employés attendent désormais des réponses concrètes sur leur avenir, leur rattachement administratif et la régularisation définitive de leurs conditions de travail.

Riwad


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.