Dans son allocution à Anjouan à l'occasion de la fête de l'indépendance, le chef de l'État a promis que des mesures drastiques, à la hauteur des enjeux, seront prises dans les jours à venir pour protéger les femmes et les enfants. Les ONG qui œuvrent pour la cause le prennent au mot.
Lors de son discours au stade de Hombo à Anjouan le 06 juillet dernier, le président de la République dit prendre les choses en main concernant les actes de violence faits aux enfants et aux femmes dans le pays. Il s'engage à prendre des initiatives et des mesures dans les jours et semaines qui viennent « contre la recrudescence inquiétante des actes de violence et d'agressions, en particulier contre les enfants et les femmes ».
Au niveau des associations, le message du garant des institutions n'est pas passé inaperçu et veulent bien le prendre au mot. « Aux activistes et militants, médecins, avocats, notables, nous savons désormais sur quoi nous appuyer pour exiger justice contre les violeurs de mineurs », s’enthousiasme l’ONG Hifadhui sur Facebook. L'association profite de l’occasion pour pointer du doigt ces magistrats complaisants qui s’amusent à étouffer les dossiers de viol. « Attention à l'excuse bidon pour libérer provisoirement ces criminels comme lorsque vous prétendez que l'auteur est malade alors qu'il retourne tranquillement dans son village avec de grandes ailes pour se moquer des familles des victimes. Attention à l'excuse de renvoyer le dossiers d'agressions sexuelles pour complément d'enquête ».
Rahmatou Goulam, la présidente de ladite l'ONG reste attentive quant à la suite de l'engagement de toutes les parties prenantes, les parents, les professeurs, les éducateurs, les magistrats, la police et toutes les personnes concernées pour accompagner l'initiative du Chef de l'État. L'ONG s'engage en effet derrière la décision du président avec le souhait de voir toutes les associations engagées réunies dans une seule plate-forme. « Les travaux sont en cours et plusieurs associations ont rejoint l'initiative », annonce-t-elle, avant d'ajouter: « nous sommes aussi persuadés que son plaidoyer pour la mise en place d'une coordination nationale de lutte contre toutes les formes de violences verra bientôt le jour »
Pour rappel, ces derniers temps, le service d'écoute et les associations de lutte contre la violence à savoir Hifadhui, Mwana tsi Wa Mzima et Petit Z'anges ont tiré la sonnette d’alarme face à la recrudescence des viols dans le pays, et ne cessent d'appeler à l'accompagnement des autorités publiques.
Quant à Mradabi Mziarani, le président du service d'écoute, il espère que le président Azali Assoumani tiendra sa promesse car, se souvient-il, ce n'est pas la première fois qu'il évoque un tel sujet. « Cette fois, nous espérons que les bourreaux de nos enfants vont purger leurs peines et que nos enfants seront protégés », s’impatiente celui qui ne passe pas 48H avant d’enregistrer un cas de viol sur mineur.
Andjouza Abouheir
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