La lutte contre le terrorisme, la consolidation de la coopération sud-sud au cœur du discours prononcé par le président de la République à l'occasion de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique tenue samedi à Nairobi.
La question du terrorisme préoccupe au plus haut degré le président de la République Azali Assoumani au point d'en faire un élément central de son allocution prononcée à Nairobi, à l'occasion de la 6ème conférence du TICAD.
Le chef de l’État fait savoir que malgré les efforts fournis pour sortir de nombreux pays africains de la crise sociopolitique et économique, ces résultats restent « néanmoins encore fragiles et doivent encore lever de nombreux obstacles et juguler diverses menaces pour créer les conditions de leur développement et poursuivre la voie de leur expansion économique ».
Le principal obstacle d'après lui pour l'épanouissement économique de l'Afrique reste le « fléau du terrorisme » qui touche de plein fouet de nombreux pays africains, et aucun pays seul ne peut faire face à cette menace.
« Mon pays, l'Union des Comores à l'instar de ses frères africains se prépare donc à participer activement à la lutte contre cette menace par la mise à disposition de l'armée nationale de développement (…) dans la force d'intervention rapide pour le maintien de la paix de l'Afrique de l'Est », a-t-il indiqué. Et lui de continuer : « nous ne pouvons pas permettre que ces forces négatives qui font de la négation systématique du vivre-ensemble une idéologie mettant en péril l'avenir si promoteur de l'Afrique ». Azali Assoumani pour qui le continent africain a les ressources et les potentialités pour devenir le poumon économique de la planète comme il est admis par tous les spécialistes.
« Nous devons pour cela neutraliser définitivement ceux qui veulent faire retourner à l'âge de pierre et ensuite dessiner les véritables fondations d'une économie qui puise sa force dans les formidables expertises dont l'Afrique dispose aujourd'hui dans les domaines aussi variés que pointus », a-t-il dit.
Le chef de l’État a par ailleurs appelé son homologue Kényan à consolider d'avantage et raffermir les relations bilatérales entre leur deux pays voisins dans la logique dit-il, de la coopération su-sud soutenue par le TICAD.
Il appelle à « matérialiser les accords de coopération entre nos deux pays voisins, qui devront servir de portail d'entrée aux investisseurs privés du Kenya dans mon pays carrefour de plusieurs cultures de l'Océan Indien, de l'Afrique Austral et du Monde Arabe ».
Azali Assoumani a loué ainsi le rôle que joue le Japon dans le concert des nations et son engagement pour le développement économique de l'Afrique. « Je me réjouis de la place et du rôle du Japon dans ce processus, le Japon qui est un partenaire privilégié qui ne nous donne pas le poisson mais qui nous apprend à pêcher comme le prouve le programme de la coopération japonaise (…) original dans sa conception, efficace dans sa mise en œuvre et probant dans ces résultats » a-t-dit.
Maoulida Mbaé
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