La Gazette

des Comores

Azali apparaît en public avec un pansement au front

Azali apparaît en public avec un pansement au front © : HZK-LGDC

Depuis son agression au couteau à Salimani Itsandra le vendredi 13 septembre, le chef de l’Etat n’a pas été vu en public. Hier jeudi 19 septembre il a fait sa première apparition à Beit- Salam où il a dirigé le conseil des ministres, qui se tient traditionnellement chaque mercredi.


Le visage aux traits tirés, la moitié du front et la main pansées. Une semaine après l’attaque au couteau dont il a été victime à Salimani Itsandra, le président de la République Azali Assoumani a fait une apparition remarquée hier jeudi. Alors que son équipe a sciemment entretenu le mystère sur son état de santé, optant pour une approche d’une communication verrouillée ou presque, des images le montrant pour la première fois depuis le 13 septembre ont fuité sur les réseaux sociaux en fin de matinée. On le voit dévaler avec une certaine allure les marches de sa résidence secondaire d’Itsandra pour rejoindre sa Nissan blindée garée au pied des escaliers. Direction : le palais de Beit-Salam où il est attendu pour diriger le Conseil des ministres.

Ce rendez-vous institutionnel se tient traditionnellement tous les mercredis. Il a été ajourné au lendemain « le temps que le chef l’État se remette sur pied » selon une source proche de la présidence qui cite les recommandations des médecins. Lors du compte-rendu à la presse, la porte-parole du gouvernement, Fatima Ahamada, est revenue sur le sujet. « Depuis qu’il a été attaqué [au couteau], le chef de l’État n’avait pas fait d’apparition publique. Il suivait les consignes de son médecin qui lui a recommandé un repos », devait-elle annoncer d’emblée.

Azali Assoumani a en effet manqué plusieurs rendez-vous auxquels il est habitué. Il a brillé par son absence à la cérémonie nationale de Maoulid organisée chaque année à Moroni, pour ne citer que cet événement-là. Quelques jours après son agression, son équipe avait annoncé une apparition plutôt mardi. Mais la taille des pansements qu’il porte sur les points de suture expliquent pourquoi cette apparition tant attendue a tardé. Le jour de l’attaque, le chef de l’État a du retourner une deuxième fois à l’hôpital pour des points de suture supplémentaires censés stopper le saignement.

Si le président Azali est en train de se remettre sur pied, son agresseur, lui, n’est plus de ce monde. Ahmed Abdou, puisqu’il s’agit de lui, est mort en détention dans des conditions encore mystérieuses. Le procureur de la République qui fait l’impasse sur son lieu de décès affirme qu’il a été « retrouvé mort allongé le lendemain », soit samedi 14 septembre. La porte-parole du gouvernement dépeint l’assaillant, un jeune militaire de 23 ans, comme une personne « droguée » et « qui n’avait pas toute sa tête ». S’il y a bien une chose que le gouvernement regrette, ce n’est guère la mort du surnommé Fanou, dans des conditions floues de surcroît, mais plutôt le fait d’avoir raté une occasion de lui soutirer des informations sur le mobile de son acte et sur son commanditaire éventuel. « Sa mort met à mal l’enquête car on ne connaît ni son mobile, ni ses commanditaires », déclare la porte-parole lors de son compte-rendu.

Nassuf Ben Amad

 


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