En marge du sommet 2018 de l’aviation civile internationale (OACI), l’agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacm) a pris contact avec des partenaires internationaux et régionaux pour l’accompagner dans son processus de certification.
Pour être certifiée par l’organisation de l’aviation civile internationale, l’aviation civile doit se mettre au diapason des exigences de l’OACI en matière de sécurité aérienne. C’est dans ce cadre qu’à Singapour, où il se trouve actuellement pour le sommet 2018 de l’OACI, le directeur général adjoint de l’Anacm a rencontré le président du conseil d’administration de l’Oaci qui a accordé à la partie comorienne une assistance technique.
La délégation comorienne a également obtenu la même chose de la part du secrétaire général de la commission africaine de l’aviation civile. Les deux partenaires s’engagent à déployer des experts à Moroni pour évaluer le niveau de l’Anacm en matière de sécurité et, de facto, accélérer le processus de certification. La législation de base de l’aviation civile par l’adoption, au cours de la session parlementaire dernière, d’un code répondant aux exigences de l’OACI, constitue un atout pour l’Anacm. Mais aussi, la réorganisation du cadre organique de l’agence, toujours pour répondre aux exigences de l’OACI.
En attendant l’arrivée des experts, la partie comorienne, par le biais de l’OACI, a pu décrocher un partenariat de 4 formations par an à Singapour. Le directeur général adjoint de l’Anacm, Yahaya Ahmed Mohamed, a profité de notre entretien téléphonique pour évoquer le cas des compagnies nationales, que l’Anacm est accusée, à tort peut-être, de vouloir écraser.
«Les propos radiodiffusés du député Ibrahim Papa qui se trouve en France sont infondés. Nous, Anacm, suivons scrupuleusement les recommandations du chef de l’Etat qui nous a demandé un accompagnement accru de AB Aviation et Int’Air Iles, pour qu’elles prospèrent», a-t-il rassuré, rappelant au passage que pour leur ré-certification, les deux compagnies sont en phase 4, après laquelle l’Anacm délivrera une décision finale. « Elles sont en bonne voie », a-t-il conclu.
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