La ville de Tsidjé a accueilli le 03 octobre dernier la délégation de l'IFDD conduite par Cécile Martin-Phipps pour visiter l'atelier de couture financé au profit de l'ONG Basawuha, projet prioritaire à impact rapide pour l'autonomisation des femmes.
En mission de suivi dans notre pays, l'IFDD y a fait étape, étant ville pilote accompagnée par l'OIF depuis 2017 via l'Initiative “Tsidjé Ville Durable à l'horizon 2030”. Pour Kouraichi Said Hassani, expert international de l'OIF, cet atelier constitue la concrétisation d'un projet prioritaire à impact rapide, inscrit dans le Plan local élaboré avec l'appui de l'IFDD. Il contribue à l'autonomisation économique des femmes et des filles, selon le principe de ne laisser personne de côté. Chayma Ibrahim a souhaité la bienvenue à la diaspora, aux notables et à la délégation lors de la réception. Dans son discours, elle a rappelé la tradition de partenariat dont Tsidjé est pionnière : 2006 avec Sarcelles, 2012 avec l'ONG qatarie Ali Bin Qasimy pour la grande mosquée, et surtout 2018 avec l'IFDD, premier partenaire de l'ITVD.
Pour illustrer l'accompagnement, elle a déclaré : « Prenons pour exemple le financement en 2021 par l'IFDD de l'électrification solaire des voies et bâtiments publics, financement d'un atelier d'apprentissage de couture pour les femmes, le cofinancement d'une citerne publique pour l'eau potable ». Grâce à cette initiative, Tsidjé est devenue référence nationale, invitée à partager son expérience en 2021 avec les communes de Ngazidja et en 2022 au sommet Africités à Kisumu. Elle a évoqué le fonds alimenté par 1000 euros par grand mariage. Le cœur de la journée fut l'atelier Basawuha. Au nom de ses camarades, Roufaida Ahamada a dit son honneur et sa joie. Avant l'atelier, chacune n'avait qu'un rêve et une passion, mais il manquait la clé essentielle : le savoir-faire, a-t-elle confié. Aujourd'hui : « Nous sommes couturières ! » Sacs, robes et jupes étaient exposés pour l'occasion.
S'adressant à la directrice, elle a affirmé : « Grâce à votre précieux soutien financier, vous n'avez pas seulement financé une structure ou acheté du matériel : vous avez transformé nos vies. Vous avez cru en la jeunesse, en la femme comorienne ». Elle a remercié la ville, Basawuha et la formatrice Armia Ali Said pour sa patience. Cet atelier n'est que le premier chapitre, a-t-elle promis. Dans son allocution, Cécile Martin-Phipps a exprimé son plaisir et son émotion au nom de l'IFDD, organe subsidiaire de l'OIF. « Merci pour votre accueil chaleureux, votre confiance et votre engagement constant », a-t-elle lancé. Tsidjé a ouvert la voie en montrant qu'une collectivité peut définir sa propre vision.
Elle a rappelé que l'accompagnement visait que la planification débouche sur des réalisations concrètes. Elle a cité le système solaire alimentant salle de fête, bibliothèque, hôtel de ville, mosquée et centre de santé, et l'atelier avec les vaillantes femmes de Basawuha, espace d'apprentissage autour des vêtements traditionnels. « Ce projet est particulièrement important parce qu'il place les femmes, leurs compétences et leur capacité d'entreprendre au cœur du développement local », a-t-elle souligné. Outre la formation, il peut contribuer à un tourisme durable en valorisant le patrimoine, avec des créations exposées au salon de l'entreprise. Les femmes deviennent actrices et ambassadrices de l'identité culturelle. Félicitant les autorités et remerciant Kouraichi Said Hassani, elle a appelé à pérenniser ces acquis.
Hamdi Abdillahi Rahilie
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