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des Comores

Atelier de validation / L’eau potable au cœur d’un vaste projet en gestation

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Atelier de validation / L’eau potable au cœur d’un vaste projet en gestation © : HZK-LGDC

La problématique de l’eau au cœur d’un atelier qui s’est déroulé jeudi dans un hôtel de la capitale, sous le thème « assurer un approvisionnement en eau résilient au changement climatique aux Comores ». Un projet qui devait toucher 470 000 bénéficiaires dont 139 communautés.


« La problématique de l’eau est une préoccupation majeure pour les communautés, le gouvernement et ses partenaires y compris le Système des nations-unies », a déclaré Emma Ngouan Anoh représentant adjoint du Pnud, pour qui 13% de la population comorienne a accès à l’eau potable, à savoir dans les zones de Moroni et de Sima.

D’après elle la consommation d’eau par habitant est de 35 l/j, ce qui est de loin inférieur dit-elle de 50 litres recommandée par l’organisation mondiale de la santé. Rappelant que plus de 50% de la population de Ngazidja dépend actuellement de la collecte des eaux de pluie pour satisfaire leur besoins en eau.

« Selon la deuxième communication sur le changement climatique, les précipitations annuelles et saisonnières réduites se traduisent par des débits fluviaux moyens plus faibles ainsi que par une moindre recharge des eaux souterraines. C’est le cas pour Mwali et Ndzouani », a-t-elle fait savoir, ajoutant que le nombre de rivières permanentes à Ndzouani est passé de 45 en 1950 à 12 de nos jours.

« Le principal objectif de ce projet qui sera soumis au Fonds vert pour le climat est de renforcer la résilience climatique en matière d’eau potable et d’irrigation pour 15 zones du pays très vulnérables aux risques de changement climatique et aux catastrophes naturelles », a-t-on indiqué. A l’en croire l’initiative vise à mobiliser plus de 47 millions de dollars, soit près de 20 milliards fc et atteindra 547 000 bénéficiaires directs dans 139 communautés et 32 bassins versants.

La représentante adjoint du Pnud fait savoir que les barrières à la sécurité de l’eau et à la résilience climatique ont été identifiées. « Le projet vise ainsi à résoudre ces barrières à travers la mise en œuvre d’un ensemble de mesures qui fourniront l’épine dorsale et les capacités pour la gestion de l’eau, assureront une plus grande sécurité hydrique de chaque île et protégeront les ressources en eau des risques de sécheresse et d’inondation », conclut-elle.

 

Maoulida Mbaé          

 


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