La deuxième journée de l'assemblée des assises nationales avait pour thèmes, la jeunesse mais aussi la santé, l'éducation et la culture comorienne entre autres. Des thèmes qui font le quotidien des Comoriens et sur lesquels l'expert Ouledi Ahmed, a apporté des précisions et des recommandations.
Neuf domaines, qui constituaient l'axe 3 des travaux des assises nationales, ont fait l'objet d'exposés mercredi au Palais du peuple. Lors de la journée 2 du fameux rendez-vous national pour le bilan des 42 ans d'indépendance des Comores, l'éducation et la santé ont fait l'objet d'analyses pointues. On y apprendra qu'avant l’Indépendance, l’Union des Comores comptait 25 000 élèves et étudiants contre plus de 200 000 aujourd'hui. Des chiffres en hausse certes, mais un niveau en baisse comparé aux années précédentes.
« Beaucoup de nos enfants écrivent des textes, mais au lieu de se consacrer à décortiquer le message, on découvre à tout moment, à chaque phrase, beaucoup de fautes », a déploré Ouledi Ahmed, expert national. Pointant du doigt la prolifération à Ngazidja, d'écoles privées en tout genre, Dr Ouledi a assuré que la plupart des enseignants n’avaient pas la formation requise pour exercer le métier. « Certains d’entre eux se bousculent dans l’enseignement parce qu’ils n’ont hélas pas eu de travail ailleurs. Ils se réfugient donc dans ce domaine sans conviction ». Il saluera la reprise des activités de l'Université des Comores, en 2003; un atout à préserver. « Nous avions 1000 étudiants et maintenant, le chiffre atteint les 15 000. C’est énorme! », confie celui qui se réjouit de voir les filles occuper les premiers rangs dans toutes les classes.
Parmi les propositions, une école publique maternelle afin « d'encadrer l'enfant comorien dès son plus jeune âge ». Entre autres propositions, introduire la langue maternelle dans l'enseignement, en plus de l'anglais et de l'arabe. Une mesure défendue par Houmed Msaidié. La santé des Comoriens, un sujet de préoccupation majeure au vu de la situation, a été abordée également. Bien que saluant les efforts dans le domaine, les participants ont regretté le manque d'infrastructures dans le pays, véritable handicap.
« Chaque jour, il y a au moins un Comorien qui part à l’extérieur pour se faire soigner », a déploré l'expert en charge du sujet. « Chacune des capitales de nos îles doit avoir son hôpital spécifique afin d’éviter les évacuations sanitaires trop coûteuses », proposera-t-il, préconisant également la mise en place d'ambulances dans chaque ville ou village en Union des Comores.
La sécurité sociale fait également partie des priorités citées mercredi au Palais du peuple. Hadjira Oumouri, députée de Mbadjini, appelle à l’application stricte de la redevance administrative unique (RAU) qui, selon elle, « n'aboutit pas alors que le gouvernement participe tous les mois ». Instaurer une mutuelle de santé dans les établissements scolaires privés comme publics a été préconisé: « Ainsi, nous allons assurer à 100% la santé de nos enfants ».
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