Le lieutenant colonel Soilihi Abdallah Rafick reprend les rênes de la gendarmerie nationale. Il avait occupé le même poste de 2013 à 2015, année à laquelle il a passé le flambeau, au mois de mai, à son collègue de même grade, Mohamed Yahaia alias Chigou.
C’est par décret présidentiel publié vendredi 9 mars dernier qu’on a appris la nomination du lieutenant-colonel Soilihi Abdallah Rafick au poste de commandant de la gendarmerie nationale. Rafick n’est pas un étranger à ce poste pour l’avoir occupé entre 2013 et 2015 avant d’être remplacé par Chigou, qu’il remplace, à son tour, aujourd’hui. A défaut de pouvoir nous enquérir de ses priorités à la tête de cette institution dont l’image est quelque peu écornée par des récents actes de violence contre des civils, dont des lycéens, votre journal vous propose le parcours du nouveau boss de la gendarmerie.
Décrit comme « ouvert » et « expansif », Rafick a occupé plusieurs fonctions au sein de l'Armée nationale depuis la fin de sa formation, vers 1994. A son arrivée du Maroc, il s'est d'abord vu confier le commandement de « peloton gendarmerie » en 1995 avant de devenir commandant en second au groupe de sécurité des hautes personnalités (GSHP). Il sera de retour pour diriger ce département de la sécurité rapprochée des hautes personnalités de l'Etat de 1999 à 2005, après un an au poste de directeur des Stages à l'Ecole de Gendarmerie.
Le jeune officier fera ensuite deux autres années au poste de commandant de compagnie de la gendarmerie avant d'être intégré comme officier de gendarmerie au cabinet militaire du président de la République chargé des relations internationales de mai 2007 à mai 2010. Il fut par la suite nommé chef du bureau renseignement et sécurité militaire de l’AND pour ensuite occuper le poste de commandant adjoint de la gendarmerie jusqu'en 2011. En 2013, il a rejoint les forces africaines en attente de l'Afrique de l'est (EASBRIG) où il faisait office de responsable la planification.
Le tout nouveau chef de la gendarmerie est détenteur d'une licence en droit et sciences criminelles (France, en 2005). Il détient également un diplôme de négociateur de crise à Montréal, et d'un master de géopolitique et défense à l'université Mohamed V de Maroc. En 2008, il a été certifié inspecteur national de la sûreté par l'OACI à Montréal. C'est au Maroc qu'il fera sa première formation et sortira avec un diplôme d'officier interarmes à l'académie royale militaire. En 1996, il empochera le diplôme d'Etude d'officier de gendarmerie en France puis un diplôme de fin d'Etudes de perfectionnement. Au Sénégal, il recevra en 1998 un diplôme de perfectionnement interarmes. En 2004, il a décroché un diplôme de commandement de bataillon en Chine puis un diplôme d'Etat-major interarmées au Maroc et un diplôme d'Etat-major PC Brigade maintien de la paix à Bamako.
Toufé Maecha
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