Comme chaque 11 novembre, l'ambassade de France à Moroni a tenu sa cérémonie de commémoration de l'Armistice de la première guerre mondiale (1918), un événement que la représentation diplomatique aux Comores ne manque jamais.
Ce mardi 11 novembre, une cérémonie solennelle a été organisée à la résidence de l'Ambassadeur, réunissant les autorités comoriennes ainsi que des cadres de l'armée nationale.Étaient également présents le ministre de l'Intérieur, qui assurait la représentation du délégué à la défense, en déplacement à l'étranger à la date de la cérémonie.L’ambassadeur de France à Moroni, Étienne Chapon, a rendu un hommage vibrant aux combattants tombés pour la liberté.« Le 11 novembre, la France écoute battre son cœur. Elle se recueille devant les noms de ceux qui ont donné leur vie pour que nous vivions libres, » a déclaré Étienne Chapon. Évoquant le lourd bilan de la grande guerre, il a rappelé qu'il y a 107 ans, le silence qui succédait au fracas des armes portait « le poids immense de ceux qui étaient morts, durant quatre années, dans les grandes batailles, couchés dessus le sol ou ensevelis sous la boue. »
Soulignant l'unité dans la mémoire, l'ambassadeur a noté que « chaque année, devant les monuments de nos communes et jusque dans les territoires de ceux qui ont combattu à nos côtés, comme à Moroni, les générations se rejoignent. » M. Chapon a ensuite identifié l'idéal qui soutient cette commémoration : la République. Reprenant les mots du général de Gaulle en 1941, il a rappelé que le projet républicain est de « construire un ordre tel que la liberté, la sécurité et la dignité de chacun y soient garanties. » Cette République, a-t-il affirmé, honore chaque soldat mort pour la France, incarnant leur sacrifice dans la figure du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. Ce symbole englobe tous les morts, d'hier à aujourd'hui, y compris ceux tombés loin de chez eux : en Indochine, en Algérie, dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan, au Levant. Le Soldat Inconnu, a-t-il insisté, représente toutes les origines : « Ceux des fusiliers marins bretons... et des tirailleurs comoriens sur le front d’Orient, unis dans le même héroïsme. »
L'ambassadeur a conclu sur une note d'espérance, citant la philosophe Simone Weil et sa définition du patriotisme, pour réaffirmer la vocation universelle de la France au service de la paix. Après l’allocution de l’ambassadeur, un moment poignant a eu lieu lorsque les élèves de lycée français ont lu un poème rendant hommage aux morts pour la France, soulignant le devoir de mémoire transmis aux nouvelles générations. Enfin, juste avant la revue des troupes et le salut aux invités, clôturant ainsi la partie solennelle de la cérémonie, l’ambassadeur Etienne Chapon et le ministre Mohamed Ahmada Assoumani ont procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs au pied d’une sculpture commémorative en bois érigée dans le jardin de la résidence de l’ambassadeur, en hommage aux morts.
Nassuf Ben Amad
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