La Gazette

des Comores

Approvisionnement en eau : L’accès à l’eau change le quotidien de Mariam Houmadi

Approvisionnement en eau : L’accès à l’eau change le quotidien de Mariam Houmadi © : HZK-LGDC

Le projet « assurer un approvisionnement en eau résilient aux changements climatiques », mis en place par le Pnud commence à apporter ses fruits. A Anjouan, après l’installation d’une borne fontaine, certains habitants ont pu à accéder à l’eau potable. C’est le cas de Mariama Houmadi qui a vu son quotidien amélioré.


Mariam Houmadi, 38 ans, une femme dont le courage inspire et réside dans les hauteurs de Mutsamudu,. Mère de quatre enfants, elle jongle entre ses responsabilités familiales et son travail au marché depuis qu’un drame a bouleversé sa vie il y a trois ans, la perte de son mari. Aujourd'hui, Mariam est le pilier de sa famille et veille à offrir le meilleur à ses enfants, Halim, Issa, Yusra, et Kadim, malgré les défis quotidiens.

L’aîné, Halim, prépare son bac en filière scientifique, espérant devenir médecin. Issa, son cadet, est en sixième, tandis que Yusra et Kadim sont encore à l’école primaire. Mariam fait tout pour leur assurer une vie décente, se battant au quotidien pour répondre à leurs besoins. Pendant longtemps, l’un des plus gros obstacles pour elle était l’accès à l’eau. « Chaque jour, je passais près de deux heures à remplir notre réservoir pour répondre aux besoins de la maison », confie-t-elle », avant d’ajouter qu’avec la vaisselle, le linge, le ménage et la cuisine, il lui restait si peu de temps pour s'occuper des enfants.

Mais tout a changé lorsque le Fonds vert, à travers un projet mené par le PNUD et le gouvernement des Comores « Assurer un approvisionnement en eau résilient aux changements climatiques » aux Comores, a installé une borne-fontaine près de chez elle. « Désormais, il ne me faut plus que 20 minutes pour faire le plein d’eau », précise-t-elle. Soulagée, elle affirme que grâce à ce temps gagné, elle peut aider ses enfants avec leurs devoirs et même les accompagner à l’école. Ce changement a permis à Mariam de participer davantage à la vie scolaire de ses enfants. « Avant, c’était Halim qui emmenait ses frères et sœurs à l'école. Maintenant, j'ai le temps de rencontrer d'autres parents et de discuter avec les enseignants des progrès de mes enfants », souligne-telle.

L’installation de cette borne a aussi eu un impact positif sur la santé de Kadim, le plus jeune, qui souffrait régulièrement de typhoïde à cause de l’eau insalubre. « C’était une angoisse constante pour moi mais aujourd'hui, les analyses montrent qu'il est en bonne santé, et cela n’a pas de prix », avoue-t-elle. Pour Mariam, cette borne n’est pas qu’une simple commodité, c’est un outil de transformation. « Je me sens épanouie comme mère, car je peux maintenant suivre l’éducation de mes enfants et veiller à leur bien-être au quotidien. Cette borne d’eau a changé notre vie », souligne-t-elle.

Rappelons que La mise en œuvre de ce projet a été exécutée par le PNUD en partenariat avec la direction générale de l'environnement et des forêts et cofinancé par le Fonds vert pour le climat à hauteur de 40 000 000 USD, pour l'ensemble du projet. Ce réseau d'alimentation en eau potable couvre 14 localités administrées par 4 communes d'Anjouan à savoir Mutsamudu, Bandrani-Mtsangani, Chironkamba et Vouani. Il dispose de 35 unités de traitement d'eau, 64 km de réseau d'eau et 15 réservoirs réhabilités ou construits. L’objectif est de renforcer la résilience de l'accès à l'eau des communautés rurales et à d'accroître quantitativement et qualitativement la sécurité en eau au niveau des ménages et des communautés.

Mohamed Ali Nasra

 


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