La Gazette

des Comores

Coup d’envoi du projet visant à améliorer les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la sécurité maritime

Coup d’envoi du projet visant à améliorer les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la sécurité maritime © : HZK-LGDC

Hier a été lancé officiellement par le Secrétariat du ministère en charge de la pêche, le projet intitulé « Améliorer les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la sécurité maritime grâce au renforcement de la résilience des communautés de pêcheurs tributaires de la pêche en récif corallien en Union des Comores ».


C’est le 27 août 2019 en marge de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7), suite aux besoins formulés par cinq pays dont le Kenya, Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles, qu’un accord de financement en faveur d’un projet d’initiative pour la croissance bleue a été signé entre le Japon et la FAO. Ce projet est le fruit d’un accord multilatéral qui bénéficiera à ces cinq pays pour une durée de trois ans est financé à hauteur de 4 400 000 USD par le gouvernement japonais.

 

Il contribuera à la réalisation de l'objectif de développement durable consistant à « Conserver et utiliser durablement les océans, les mers et les ressources marines pour un développement durable" en luttant contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et en encourageant la conservation des écosystèmes des récifs coralliens et des mangroves/herbiers marins. Il s'harmonise avec l'Agenda 2063 de l'Union africaine (UA), la Stratégie maritime intégrée de l'Afrique 2050 (Stratégie AIM 2050), la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, et le pilier 1 lié aux domaines de l’agriculture et de l’économie bleue de la déclaration de Nairobi "Promouvoir la transformation économique structurelle par la diversification économique et l'industrialisation".

 

Pour rappel c’est lors de la Sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) que la FAO a été saisie par les pays membres dont le Japon afin de préparer des appuis techniques pour soutenir le développement d’une économie bleue durable. Le concept d'« économie bleue », qui découle de la Conférence Rio + 20 de 2012, met l'accent sur la conservation et la gestion durable, en partant du principe que des écosystèmes océaniques sains sont plus productifs et qu'ils sont indispensables à une économie durable axée sur les océans.

 

La croissance bleue consiste à mieux tirer parti du potentiel des océans, des mers et des côtes afin d'éliminer la surpêche et autres pratiques de pêche préjudiciables, en optant pour des approches qui favorisent la croissance, la conservation et la pêche durable et mettent fin à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Il s’agit aussi de promouvoir des politiques et des bonnes pratiques permettant de produire poissons, fruits de mer et plantes marines de façon responsable et durable. Le prochain comité de pilotage s’appesantira sur les sites retenus dans chacune des îles  dans un souci d’harmoniser les interventions développées par d’autres projets du secteur de la pêche.

 

Mmagaza


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