La Gazette

des Comores

Amina Bachirou donne trois jours à Houda Radjabou pour réhabiliter sa maison

Amina Bachirou donne trois jours à Houda Radjabou pour réhabiliter sa maison © : HZK-LGDC

Après la casse de sa maison qui se trouve à Moroni dans le quartier de la Coulée, la propriétaire Amina Bachirou appelle à la vigilance des propriétaires des appartements à louer dans la capitale, surtout à bien connaitre leurs futurs locataires avant de signer tout contrat de bail. Elle saisit l’occasion pour demander au locataire qui avait loué sa maison durant plusieurs années de la remettre en état avant trois jours, sinon elle se remettra à Dieu.


La maison d’Amina Bachirou a été saccagée et transformée en poubelle par Houda Radjabou une locataire de nationalité étrangère. Elle avait loué cette maison pendant trois ans, faisant des activités commerciales. Et depuis ce temps là, la locataire a commencé à transformer ce local en un véritable dépotoir. La propriétaire du local avait demandé son départ mais cette dernière a refusé de quitter la maison. Elle avait du entamer une procédure judicaire par voie d’huissier de justice, mais en vain. Ce n’est que la semaine dernière que Houda Radjabu a fini par libérer cette maison dans état inimaginable en laissant six mois d’arriérés de loyer. Devant la presse, Amina Bachirou, la propriétaire, tente de sensibiliser l’opinion et les autres propriétaires sur les risques des locations immobilières lorsqu’on ne connait pas les futurs locataires avant toute signature de contrat. « J’ai trouvé ma maison abîmée. J’appelle Houda Radjabou à venir régler cette situation avant trois jours sinon je m’en remettrai à Dieu », dit-elle.

Amina Bachirou montre qu’il est temps de créer des associations pour identifier ces genres de personnes malhonnêtes afin de ne pas subir ces abus. Mais également impliquer la mairie  dans ces affaires afin d’éviter une telle situation. « Ma famille m’avait appelé en me disant que ma maison est en état de délabrement. Et quand je l’ai vu, j’en n’en croyais pas mes yeux. Dès que j’ai mis les pieds dans ma maison, j’avais des larmes. C’était catastrophique ! Je n’avais pas reconnu la maison. », avance-t-elle.

Face à cette situation, Amina Bachirou ne compte pas saisir la justice. « Quand j’ai eu vent de la situation, j’ai engagé une procédure avec un huissier de justice et un avocat pour qu’elle quitte ma maison mais elle ne l’a pas fait. C’est comme si le local lui appartient », indique-t-elle. Ce qui m’a étonné le plus, c’est comme si elle avait ses lobbyings. Donc, aujourd’hui je ne peux pas entamer une procédure judiciaire. Je lui donne trois jours pour réhabiliter ma maison et payer sa dette de six mois ».

Nassuf Ben Amad

 


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