Le ministère de l’intérieur, en collaboration avec le Pnud et la Chine, a lancé ce jeudi 23 avril un projet visant à renforcer les systèmes d’alerte précoce. Baptisé « TIAEWS-HADHARI », ce programme ambitionne d’améliorer la réponse anticipative face aux catastrophes climatiques. L’objectif est de mieux anticiper les risques naturels, protéger les communautés et sauver des vies humaines.
Organisé à la direction générale de la sécurité civile (DGSC), l’événement a réuni plusieurs institutions notamment l’ambassade de Chine, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’observatoire volcanologique du Karthala, etc. « Renforcement de systèmes d’alerte précoce orienté vers l’action pour une meilleure réponse anticipative aux catastrophes climatiques », tel est l’objectif du projet. TIAEWS-HADHARI constitue une initiative technique. Il représente un choix stratégique, un engagement pour la vie humaine et un investissement pour les générations futures. Le mot d’ordre : « Alerte tôt, agir tôt, protéger tous ». Dans sa déclaration, le ministre de l’intérieur Mohamed Ahmed Assoumani a souligné que chaque dispositif renforcé, chaque système amélioré, chaque alerte mieux anticipée contribue à sauver des vies et à protéger les communautés.
« Des caméras vulcanologiques qui jouent un rôle essentiel dans la surveillance et la détection précoce des signes d’éruption, des drones dédiés à la surveillance des risques géologiques et des marégraphes permettent un suivi en temps réel de l’évolution du niveau de la mer, constituant ainsi un outil essentiel au service de la prévision des inondations », a-t-il précisé. Le dispositif doit ensuite être élargi aux cyclones et aux inondations. L’ambition est de mutualiser les outils pour couvrir l’ensemble des risques climatiques qui touchent le pays. Selon lui, des actions concrètes seront engagées pour renforcer la préparation et la réponse face aux risques hydrométéorologiques et géologiques. Il s'agit notamment du déploiement d'équipements modernes de surveillance. Dans son discours, l’ambassadeur de Chine, Huang Zheng, a confirmé son engagement et sa collaboration sur ce projet. Il a réaffirmé son appui pour la coopération et rappelé l’amitié de longue date entre les Comores et la Chine. Il a salué les efforts d'accompagnement du Pnud en matière de prévention des risques climatiques aux Comores.
Pour sa part, le représentant du Pnud, Luca Monge Roffarello, a également affirmé son soutien dans le pays pour échapper aux catastrophes naturelles. Il a insisté sur le lien entre alerte et action : "Un système d’alerte ne vaut que s’il déclenche une réponse immédiate : mise à l’abri, évacuation, mobilisation", a-t-il rappelé. Il a aussi parlé d’agir tôt pour mieux se sauver. Il a rappelé que le Pnud va travailler avec le soutien et l'appui de la Chine. Le directeur général de la Sécurité civile, le colonel Abdallah Soilihi Rafiki, a annoncé pour sa part, la construction d'une direction régionale de la Sécurité civile sur l'île de Mohéli. Il a assuré que la première pierre sera posée très prochainement. Il a enfin précisé que cette future infrastructure doit rapprocher les secours des habitants et faciliter la coordination en cas de catastrophe naturelle. Une avancée majeure pour le pays.
El-Aniou Fatima
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