Alors que la population comorienne et particulièrement les sinistrés du cyclone Kenneth attendent toujours l’aide gouvernementale et des ONGs, la société civile s’est déjà mobilisée à travers le Collectif d’Aides aux Sinistrés Kenneth (CASK) pour venir en aide aux populations démunies de l’archipel. Le collectif a établi un premier bilan au cours duquel il affirme avoir fait de son mieux pour soutenir les familles touchées.
C’est devant la presse samedi dernier dans les locaux du Centre Culturel et Artistique des Comores-Mavuna (CCAC-Mavuna) à Moroni que les représentants du Collectif d’Aides aux Sinistrés Kenneth (CASK) ont rendu public leur premier bilan depuis le début de leurs actions. Composé de nombreuses associations, partenaires de sociétés privées et publiques, de personnalités et de groupements de la société civile, le CASK se félicite du déroulement de leurs actions et affirme avoir remis des aides aux sinistrés de leur propre main grâce aux moyens mobilisés. L’objectif principal depuis le départ était de subvenir aux besoins des plus nécessiteux sur l’ensemble de l’archipel.
« Nous avons remis, au cours de nos déplacements dans différentes localités du territoire, des kits alimentaires et vestimentaires aux personnes les plus touchées », explique Djabhana Said Ibrahim, membre du collectif. Cette dernière laisse également entendre que les aides dont possédaient le collectif au début de leurs actions n’étaient pas suffisantes du tout malgré la distribution. « Deux mois après le passage du cyclone, d’autres familles sont toujours dans le besoin et que les bénévoles continuent à faire de leur mieux pour essayer de satisfaire le maximum de sinistrés », poursuit-elle.
Pour sa part, Mohamed Halifa, membre du collectif SOS Comores Cyclone, regroupement de bénévoles, d’associations et de groupes sociaux installés en France, a été envoyé dans l’archipel pour attester de la bonne utilisation et en toute transparence des fonds collectés auprès des diaspora de Marseille, Lyon et Paris après l’organisation de divers évènements. « Nous n’avions pas eu le temps pour réunir les fonds nécessaires pour passer à des actes comme la réfection des maisons et autres. Mais notre aide consiste majoritairement à des aides alimentaires », confesse-t-il avant d’annoncer que « jusque-là, c’est en moyenne 300 familles aidées dont 90 à Mohéli et 150 à Anjouan ». Ce dernier montre qu’actuellement, le budget qui leur reste ne suffirait qu’à alimenter 200 familles.
Affirmant la pleine confiance de la diaspora envers toutes les associations et bénévoles sur place aux Comores, Mohamed Halifa déclare que jusqu’ici c’est un montant de 6100 euros soit près 3 050 000 francs comoriens de liquidité qui a été remis dont 5800 euros du concert qui a lieu à Sarcelle et 300 euros par la notabilité de la diaspora et le ftour solidaire. Les soutiens et partenaires contribuent en plusieurs types de dons. Sur ce point, Djabhana montre aussi que le CASK a reçu une somme de 600 euros soit 300 000 francs comoriens de liquidité et que le reste de l’aide était du matériel et des produits. Pour clôturer le tout, l’administrateur du CCAC-Mavuna, Azhar, lance un appel au don car le besoin est toujours là et affirme qu’une permanence sera assurée afin de faciliter le déroulement et l’acheminement des produits et des dons dans les locaux du centre sis à Djomani.
A.O Yazid
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