La Gazette

des Comores

Aider à pérenniser les ressources marines

Aider à pérenniser les ressources marines © : HZK-LGDC

Suite à l’atelier de « sensibilisation sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et le renforcement de la sécurité maritime aux Comores-PROJET REEFFISH», une sortie de terrain a eu lieu vendredi dernier dans la localité de Malé dans le sud de Ngazidja, qui fait partie des trois localités retenues par ce projet à savoir, Moya (Anjouan) et Barakani (Mohéli), intitulé : « Améliorer les moyens d'existence, la sécurité alimentaire et la sécurité maritime en renforçant la résilience des communautés de pêcheurs qui dépendent de la pêche des récifs coralliens dans la partie africaine de l'océan Indien ».


Ce projet financé par le Gouvernement du Japon et mené par la FAO en collaboration avec les Gouvernements des 5 pays cibles représentés par les Comores, le Kenya, Madagascar, Maurice et Seychelles s’est donné comme objectif d'améliorer la production halieutique des récifs coralliens pour la sécurité alimentaire en restaurant des écosystèmes fragiles et en aidant les communautés de pêcheurs à mieux gérer leurs ressources coralliennes.

 

En effet, en rendant les chaînes de valeur du poisson et des crustacés plus efficaces, le projet doit contribuer à l'exploitation rationnelle et durable des zones de récifs coralliens dans la zone du projet, à la création de diverses zones marines protégées (ZMP) et à la diversification de certaines activités de pêche. Il améliorera ainsi la sécurité alimentaire, réduira la pauvreté et contribuera à la résilience des communautés de pêcheurs.

 

Il faut savoir qu’actuellement, la pêche INN se pratique sur et autour des récifs coralliens. Grâce à des activités de vulgarisation et de sensibilisation, la pêche INN sera réduite, ce qui entraînera une augmentation des prises. Par exemple, l'utilisation de filets appropriés permettra de capturer des poissons plus gros d'une certaine espèce que ceux dont les mailles sont plus petites. Avec le même nombre de poissons, on obtiendra un rendement plus élevé (en poids et en termes monétaires) et donc des revenus plus élevés.

 

Le projet aide les pays à mettre en place un mécanisme de coordination global et complet pour assurer la pérennité des ressources marines, en collaboration avec les institutions nationales de sûreté et de sécurité maritimes. Chez nous cela se fait au travers d’accords de cogestion.

 

Lors  de la sortie à Malé,  les pêcheurs n’ont pas manqué  de marquer l’intérêt qu’ils portent à ce projet et ont montré leur disponibilité à travailler avec les différentes parties prenantes dans le cadre d’un accord de cogestion. La déléguée au Développement durable au niveau de l’île Mme Abdou Mariama, qui était présente, n’a pas manqué d’appeler les pêcheurs à s’approprier les activités de formations et rehausser le niveau de production des ressources marines.

 

Les pays bénéficiaires reçoivent une aide pour réagir de manière appropriée afin de lutter efficacement contre la pêche INN dans le cadre de leur juridiction nationale. Ils gagneront également à avoir des activités programmatiques, avec une feuille de route stratégique et des calendriers réalistes pour contribuer à la mise en œuvre de la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique.

 

Par ailleurs depuis 1997, la FAO, dans la région, promeut la gestion durable des ressources marines et le développement des capacités des États membres de la FAO à travers divers forums et mécanismes tels que la Commission des thons de l'océan Indien. La FAO a également facilité l'élaboration et le lancement d'un Arrangement régional de pêche pour la gestion durable des pêches autres que celles du thon dans le sud-ouest de l'océan Indien (SWIO) depuis 2005.

 

Mmagaza

 


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