Hier à l’hôtel Golden Tulip d’Itsandra s’est tenu un atelier de validation de l’avant projet de loi portant code de l’élevage. Les participants venaient des différents secteurs liés à l’élevage dans le pays.
Il a été rappelé que la nouvelle approche dans l’élevage des pays africains s’articule sur la libéralisation de la profession vétérinaire, la privatisation des circuits de distribution des intrants, la responsabilisation accrue des producteurs, la mise en avant d’auxiliaires d’élevage et autres relais techniques de base, le retrait de l'Etat des activités marchandes et le renforcement de ses missions régaliennes. Aussi, ces missions régaliennes sont centrées sur la définition de politiques de développement de l'Elevage, leur impulsion et la protection de la santé publique. Un tel contexte implique nécessairement un nouvel environnement juridique et des normes qu’il faut consolider grâce à des mécanismes visant à favoriser une dynamique de progrès, gage d'une plus grande sécurité alimentaire.
Le projet de loi dont il était question, traitait entre autres des domaines relatifs à l’Autorité compétente vétérinaire, de la Police sanitaire, de la Profession et pharmacie vétérinaire, de la santé publique vétérinaire, de l’alimentation animale, de la lutte contre les maladies animales, des laboratoires vétérinaires ainsi que la reproduction animale. Dans notre pays le secteur de l’élevage est l’un des piliers du développement socio-économique. Et le Gouvernement veut faire de ce secteur, une des priorités de sa politique de développement, afin d’accélérer la croissance de la production, réduire les prix à la consommation, assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et soutenir la transformation et l’industrialisation du pays.
Cependant, ce secteur clé de l’économie, souffre des difficultés liées à l’insuffisance des investissements, surtout privés, et au non transformation industrielle de sa production. L’absence également d’infrastructures de production d’aliments a maintenu l’élevage à un niveau artisanal, loin de répondre aux besoins de la population et d’amélioration de la productivité des principaux secteurs productifs.
Par ailleurs, il a été constaté une insuffisance de la législation et de la réglementation dans les domaines vétérinaires et créait le plus souvent un vide juridique pour un certain nombre d’activités fondamentales, entraînant par là même un laxisme allant à l’encontre des intérêts des professionnels du secteur de l’élevage, d’une part, et des consommateurs des produits d’élevage, d’autre part.
Face à cette situation, la Direction Nationale de l’Elevage avec l’appui de l’Union Africaine, à travers le Bureau interafricain des ressources animales (Au-Bira), a décidé d’initier les bases d’une législation complète destinée à régir l’ensemble des domaines et activités liées au secteur, de la production jusqu’à la consommation en passant par la transformation des produits d’élevage.
L’élaboration du Code de l’élevage, va constituer pour les Services vétérinaires de l’Elevage, une base juridique de large portée, couvrant l’ensemble de la législation vétérinaire pour le pays. Les débats ont été fructueux et ont permis aux uns et aux autres de discuter sur tous ces sujets, en les plaçant dans le contexte d’un Petit Etat Insulaire en Développement.
Mmagaza
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