Ahmed Saandi avait proposé un programme sur la production de la pomme de terre, afin de lutter contre la vie chère et la faim dans le pays. Mais ce dernier reste bloqué par la structure d’appui à la micro-entreprise (AMIE) qui demande un taux de remboursement de 9%. Un taux jugé suicidaire par Assoumani Saadi.
Lutter contre la vie chère et la faim, tel est le souhait des autorités. Pour se faire, Ahmed Saandi a mis en place un projet sur la pomme de terre afin de faciliter la vie des comoriens surtout dans la période du mois sacré du ramadan. Après une rencontre avec le président de la République, puis le vice-président en charge de l’économie, en compagnie des mairies, il a eu gain de cause pour lancer son programme.
« Mon ambition est de faire de la pomme de terre, un produit accessible à tout le monde. Et avec ce projet, on peut vendre à 400 FC le kg au lieu de 1250 FC aujourd’hui. Mais pour se faire, nous avons besoin d’un financement pour démarrer le projet », explique Ahmed Saandi, le propriétaire du magasin les Doigts Verts.
Ce dernier s’est tourné vers la structure d’appui à la micro-entreprise(AMIE) à travers le fonds Koweitien, pour avoir le financement. Mais de ce côté, les choses semblent très compliquées. AMIE demande un taux de remboursement de 9%. « Elle fait comme si c’est une banque ! Demander un taux de remboursement de 9% c’est trop pour les agriculteurs. Le minimum serait de 2%. Comme ça, le gouvernement pouvait imposer le prix de 400 FC », poursuit-il, avant d’ajouter que « c’est étonnant pour une structure destinée à accompagner le développement du pays ».
Dans ce programme de production de pomme de terre, Ahmed Saandi a déjà contacté 7 communes dont quatre à Ngazidja et trois à Anjouan. Et il a besoin de 140 millions pour lancer le projet. « Aujourd’hui, nous sommes bloqués par AMIE. Mais le gouvernement a accueilli à bras ouverts le projet et je reste convaincu qu’il a les facultés de collecter les 140 millions FC pour lancer le projet », avance-t-il. Il lance un appel pressant au gouvernement pour trouver une solution. « La saison pour la pomme de terre s’étale jusqu’au mois d’avril. S’ils veulent réagir, c’est maintenant », conclut-il.
Mohamed Youssouf
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