La Gazette

des Comores

Agriculture / Opérationnaliser les centres ruraux de développement économique

Agriculture / Opérationnaliser les centres ruraux de développement économique © : HZK-LGDC

lundi 22 juillet, à l'hôtel Retaj à Moroni, un atelier national organisé conjointement par le Gouvernement et la FAO, a regroupé les principaux acteurs du système alimentaire afin d’analyser les problématiques des services Agricoles et de voir les perspectives de renforcement de la compétitivité des filières agricoles à travers une meilleure gouvernance et coordination de l’offre de ces services.


L’objectif de cet atelier était d’identifier les besoins et les outils qui pourront aider les acteurs de la filière à connaitre et suivre l’évolution des opportunités de marché des produits agricoles et à y répondre, à augmenter la productivité par l’amélioration des rendements et la maîtrise des coûts de production donc à minimiser les pertes. C’est Guy Raoul Sanon un consultant-économiste, spécialiste en Développement des chaînes de valeurs, qui a assuré l’animation sous la présidence du directeur nationale des stratégies agricoles M. Manssouri Ahmed.

 

Dans une allocution de M. Patrice Talla Tatoukam, représentant de la FAO à Madagascar, Comores, Maurice et Seychelles et lu à cette occasion, il a réitéré l’engagement de la FAO «  à soutenir les pays membres, dont l’Union des Comores fait partie, dans leurs initiatives qui tendant vers l’atteinte des objectifs de développement durable. »

 

Selon le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement, « les petits producteurs sont confrontés à des défis : des connaissances et compétences limitées nécessaires à la production agricole commerciale, manque d'équipement agricole et d'infrastructures de travail, pertes post-récolte très importantes dues à un équipement de traitement et des structures de stockage insuffisants ».

 

Par ailleurs la FAO souligne que « les coopératives d'agriculteurs peuvent jouer un rôle important en aidant les agriculteurs à opérer dans les chaînes de valeur modernes, en fournissant une formation technique et des informations, en achetant collectivement des intrants de production tels que des semences et des engrais et en commercialisant des produits pour leurs membres, y compris leur représentation dans le secteur de la stratégie, les réunions politiques et le plaidoyer. »

 

L’atelier qui a vu la participation des directeurs des CRDE a été l’occasion de discuter pleinement au niveau de deux groupes de travail ont planché sur un premier thème consacré aux « outils opérationnels pour le renforcement de la compétitivité des filières » et un deuxième thème relatif à la « gouvernance et coordination de l’offre de services agricoles ».

 

Rappelons que les CRDE ont été créés en février 2013 par décret présidentiel et placés sous la supervision technique du Ministère en charge de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement. Les CRDE sont responsables de la mise en œuvre, dans leurs domaines d'action, de tout programme de développement rural visant à la promotion économique par le biais des secteurs productifs et environnementaux.

 

Il est clairement admis que ces structures avec des ressources humaines et techniques conséquentes peuvent ainsi pleinement contribuer à renforcer la capacité des coopératives d'agriculteurs à améliorer la productivité et la qualité des produits des petits agriculteurs, à réduire les pertes après récolte, à améliorer l'accès aux marchés et à les aider à tirer parti des économies d'échelle pour accroître leurs revenus. Et ainsi que la vulgarisation agricole devrait concourir au développement des chaînes de valeur alimentaire.

 

Mmagaza

 


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