La Vice-Présidence en charge de l’agriculture avec l’appui de la Fao vient de lancer jeudi dernier à Moroni, un projet d’élaboration d’une stratégie nationale pour le développement du secteur agroforesterie.
Pour le secrétaire général de la Vice-présidence M. Youssouf Hamadi ce projet entre en ligne de compte avec les préoccupations du gouvernement, en ce sens qu’il s’inscrit dans la lignée des mesures déjà prises par le chef de l’Etat, comme la création de l’office de la vanille. Il a appelé ainsi l’ensemble de nos partenaires à soutenir le secteur agricole garant d’un mieux être de notre population.
Pour M. Patrice Talla Takoukam, Représentant de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à Madagascar, Comores, Maurice, Seychelles, dans le temps le développement de l’agroforesterie aux Comores n’a pas été effectuée sur la base des choix des essences forestières à promouvoir, ni l’appropriation des programmes par les producteurs, ce qui n’a pas permis la pérennisation des plantations.
Il a tenu à rappeler que selon une étude menée par la FAO en 2015, les Comores affichent l’un des taux de déforestation les plus élevés au monde avec une perte de 24% de leurs forêts en 25 ans. Les pressions sur la forêt naturelle proviennent surtout de l’extension de la frontière agricole et de la coupe du bois d’œuvre, pour le charbonnage, le bois de chauffe pour l’usage des distilleries d’huiles essentielles et pour l’usage domestique. Ce recul du couvert végétal est à l’origine de la disparition totale ou temporaire des cours d’eau, de l’érosion des sols et donc de la baisse des rendements agricoles, et menace considérablement la biodiversité terrestre et côtière.
Selon lui en considérant que plus de 80% de la population aux Comores est tributaire de l’agriculture et que la plupart des terres sont déjà occupées par cette activité, des solutions innovatrices doivent être identifiées afin de relier une intensification de la production agricole, l’augmentation des revenus des producteurs agricoles, et la protection des forêts.
Aussi l’assistance technique de la FAO sera d’appuyer le développement d’une stratégie nationale pour le secteur de l’agroforesterie adapté au contexte des Comores et à créer les conditions pour sa mise en œuvre durable. L’objectif concret étant d’améliorer la performance économique, écologique et sociale des systèmes agroforestiers, et d’augmenter le nombre de territoires occupés par l’agroforesterie.
Pour rester au niveau du tangible, l’île d’Anjouan a été choisie de manière conjointe avec la Gouvernement comme zone modèle du fait de la dégradation avancée des sols et de la forêt, et le développement d’interventions agroforesteries déjà en cours et qui pourraient montrer des résultats concrets en cours de vie du projet.
Il a été également prévu des renforcements de capacités des agents de vulgarisation agricole et d’autres groupes cibles et parties prenantes seront opérés a travers des formations et des visites d’échanges dans toutes les iles au cours de la mise en œuvre du projet.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC