Reconnu coupable d’agression sexuelle sur une enfant de 3 ans, Naiman Kamal, alias Sarkozy, a été condamné le 06 octobre dernier à 13 ans d’emprisonnement par la cour d’assises de Moroni. À l’audience, l’accusé a reconnu les faits, tandis que le très jeune âge de la victime a été au cœur des débats.
L’accusé âgé de 30 ans, a reconnu les faits devant la cour. Il a admis avoir commis des attouchements sexuels sur une enfant de 3 ans. Une reconnaissance qui n’a pas atténué la gravité des faits retenus contre lui. À la barre, Naiman Kamal a expliqué les circonstances de l’agression. Il vivait au domicile de la partie civile, sous le même toit que la victime. Il profitait de l’absence des parents pour passer à l’acte. « Je vivais chez eux, j’ai commis cet acte. J’ai frotté mon sexe sur les cuisses de l’enfant jusqu’à l’éjaculation. Je demande pardon », a-t-il déclaré devant la cour d’assises. Ses propos ont plongé la salle dans un silence pesant.
Lu par le greffier en début d’audience, l’acte d’accusation détaillait les faits reprochés au prévenu. Celui-ci en a confirmé la matérialité. Tout au long des débats, l’âge de la victime, à peine 3 ans au moment des faits, a constitué un élément central de l’audience. Familles, curieux et professionnels du droit s’étaient massés dans la salle, marquée par l’émotion suscitée par cette affaire. Dans ses réquisitions, le ministère public a insisté sur la nécessité d’une peine exemplaire. Il a rappelé le devoir de la justice de protéger les enfants et de prévenir de tels actes, particulièrement lorsqu’ils sont commis par une personne hébergée sous le même toit que la victime et bénéficiant de la confiance de sa famille.
Après plusieurs heures de délibération, qui se sont prolongées tard dans la nuit du 6 octobre, la cour d’assises de Moroni a déclaré Naiman Kamal coupable d’agression sexuelle sur une mineure de 3 ans. Elle l’a condamné à 13 ans d’emprisonnement. À l’énoncé du verdict, des sanglots ont retenti dans la salle d’audience. Présente en nombre, la famille de la victime a accueilli la décision dans une vive émotion, tandis que le public suivait le dénouement de cette première affaire de la session. Ouverte le mardi 6 octobre, cette session de la cour d’assises de Moroni a attiré un public nombreux dès la première matinée. L’affluence témoigne de l’intérêt suscité par cette session, annoncée comme particulièrement chargée en affaires de mœurs.
El-Aniou Fatima
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