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des Comores

Affrontements entre forces de l’ordre et jeunes d’Ikoni / Plusieurs blessés dont un dans un état grave

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Affrontements entre forces de l’ordre et jeunes d’Ikoni / Plusieurs blessés dont un dans un état grave © : HZK-LGDC

Des affrontements ont opposé forces de l’ordre et jeunes d’Ikoni ce 09 septembre. En cause, deux Range Rover que des jeunes ont fait sortir « en toute illégalité » de la douane comorienne selon les autorités. Des éléments de l’armée, ont, depuis samedi entrepris de récupérer les deux véhicules. L’intervention de l’armée a donné lieu à plusieurs blessés, dont un dans un état critique.


La vidéo qui circule sur les réseaux sociaux semblerait tout droit sortie d’un film. On y voit des hommes ouvrir de force le portail qui donne sur le port des douanes comoriennes à Moroni. Et juste après deux véhicules de marque Range Rover en sortir, au nez et à la barbe de la sécurité. C’est ainsi que l’histoire a commencé. Selon, un gendarme joint au téléphone, des éléments des forces de l’ordre, depuis samedi sont sur le qui-vive et ont cherché à localiser les deux véhicules pour les récupérer. Ils ont donc investi Ikoni.

 

« Ce sont deux voitures qui étaient destinées à une vente aux enchères par la douane », a-t-il fait savoir, « faisant partie de voitures volées en France ». En milieu de journée de ce dimanche, des affrontements ont opposé gendarmes et jeunes ikoniens. Des bombes lacrymogènes ont été utilisées. Les routes menant au côté sud d’Ikoni ont été barricadées, rendant la circulation impossible, de ce côté là.

 

Par ailleurs, certains habitants de la ville ont fait état de tirs à balles réelles, d’autres ont regretté « l’usage disproportionné de la force par les éléments de la gendarmerie ». Vers 18 heures hier, les deux voitures ont été retrouvées et remorquées par la gendarmerie « mais pas les clés ». Des civils, blessés par balles, sont admis à El-Maarouf, dont un au moins dans un état grave. Il se trouvait dans le bloc opératoire de l’hôpital de référence.

 

Vers 19 heures, justement, une foule importante s’était amassée aux abords de l’hôpital. Aucun médecin n’a voulu (ou n’a pu) nous livrer des informations relatives à l’état de santé des blessés hospitalisés. Contacté, le commandement de la gendarmerie, n’a pas souhaité réagir, assurant qu’il allait publier un communiqué dans la soirée. A l’heure où nous mettions sous presse, le communiqué n’était toujours pas connu. Nous reviendrons sur ces événements dans nos prochaines éditions.

 

 


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