Dès mars prochain, plus personne n’aura le droit de prêcher, même lors de petites cérémonies, s’il n’a pas l’autorisation des autorités. Une mesure du ministère de l’intérieur, rendue publique hier par le ministre Mohamed Daoudou, et qui a l’appui du Mouftorat et du ministère des affaires islamiques.
Au motif de remettre de l’ordre dans les affaires religieuses, afin de mettre fin aux conflits religieux, le ministère de l’intérieur a annoncé qu’aucun imam ou prédicateur n’aura désormais le droit de prêcher ou présider une prière, quelque soit l’endroit, sans avoir au préalable l’autorisation des autorités. Une carte professionnelle sera même délivrée aux Imams, selon le ministère.
« Même dans les cérémonies familiales », précise Mohamed Daoudou alias Kiki, ministre de l’intérieur, qui appelle les préfets et maires à veiller à l’application stricte de cette mesure qui entrera en vigueur dès mars prochain.
« Dans plusieurs pays arabes et musulmans, cette pratique est valable. On sait ce qu’il sera dit pendant le prêche au préalable afin d’éviter les troubles et querelles religieux », explique Oustadh Abdallah Rifki, secrétaire général du Mouftorat.
Avant même son application, la mesure divise l’opinion. Un professeur de l’Université des Comores s’inquiète et voit en cette décision, la porte ouverte au désordre. Un avis que partage un jeune étudiant, sous couvert d’anonymat : « Je connais d’éminents et vrais fundis qui sont très bons mais je sais qu’ils ne seront pas acceptés tout simplement parce que le Dr Iftaou ne les aiment pas », confie cet étudiant en 5eme année en Sciences islamiques à la faculté Imam Chafiou. Pour lui, « la mise en place d’un conseil des Oulemas » est la meilleure solution pour pallier aux conflits religieux dans le pays.
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