La cour d’assises de Moroni entre dans la dernière ligne droite de sa session. Après une pause de quelques jours, les débats reprendront le 12 octobre avec trois dossiers. Le plus attendu sera celui de Naicha Abdou M’Madi, dont le procès est programmé le 14 octobre. Plus d’une dizaine de personnes sont mises en examen dans cette affaire qui avait profondément ému l’opinion publique après la découverte du corps calciné de la victime, le 19 mai dernier.
La session de la cour d’assises de Moroni, ouverte mardi 6 octobre, entre dans sa dernière phase. Après l’examen de plusieurs dossiers, la juridiction observe une pause de quelques jours avant de reprendre les débats, du 12 au 14 octobre. Trois affaires restent inscrites a. Parmi elles, celle de Naicha Abdou M’Madi, prévue le 14 octobre, concentre particulièrement l’attention. Depuis la découverte du corps calciné de la jeune femme, le 19 mai dernier, cette affaire suscite une vive émotion dans l’opinion publique. L’instruction a conduit à la mise en examen de plus d’une dizaine de personnes, à des degrés divers, autour de six qualifications criminelles, notamment l’assassinat, la torture, le recel de cadavre, la profanation de cadavre, l’association de malfaiteurs et la complicité. La cour a achevé ses audiences le 7 octobre avant cette interruption de quatre jours. Les débats reprendront dimanche 12 octobre et se poursuivront jusqu’au mardi 14 octobre, date à laquelle l’affaire Naicha Abdou M’Madi doit être examinée.
Cette journée sera consacrée aux différentes étapes du procès. Le procureur général présentera ses réquisitions, la partie civile développera ses arguments et les avocats de la défense présenteront leurs observations. La cour devra ensuite apprécier les éléments du dossier et déterminer les responsabilités pénales de chacun des accusés. Le dernier développement important dans cette procédure remonte au 2 octobre. Ce soir-là, les trois principaux mis en examen dans cette affaire ont été entendus par la chambre de mise en accusation. Cette audition, organisée dans un contexte de sécurité renforcée, intervient alors que le dossier demeure particulièrement sensible. Les magistrats ont notamment pu revenir sur les procès-verbaux établis par la gendarmerie, les déclarations des différents mis en cause ainsi que les éléments matériels versés au dossier. Cette étape intervient avant le renvoi d’une affaire devant la cour d’assises et permet à la juridiction de se prononcer sur les charges retenues.
Cette audience du 2 octobre constitue ainsi l’une des dernières étapes de la procédure avant l’examen de l’affaire au fond. Les différents éléments de l’accusation seront désormais débattus publiquement à la barre, sous le contrôle de la cour et dans le respect des droits de la défense. Pour rappel, Naicha Abdou M’Madi avait été retrouvée morte, son corps calciné, le 19 mai dernier. Depuis, l’enquête a progressivement élargi le cercle des personnes mises en cause. Plus d’une dizaine de personnes ont été mises en examen à différents titres. Certaines ont été placées en détention provisoire à la maison d’arrêt de Moroni, tandis que d’autres restent concernées par la procédure judiciaire.
Parmi les principaux mis en examen figurent Fahami Ibrahim, présenté par les enquêteurs comme l’un des suspects majeurs et originaire de Mayotte, ainsi qu’Attoumani Abdourahmane, originaire de Mohéli. Un troisième mis en examen, également cité au cœur de l’enquête, aurait choisi de garder le silence depuis le début de l’information judiciaire. Lors de leurs premières auditions à la gendarmerie nationale, deux des mis en cause se seraient mutuellement accusés, tout en reconnaissant leur implication dans les faits, selon les éléments de la procédure.
El-Aniou Fatima
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