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des Comores

Affaire Makom Me Moudjahid : "Il n y a aucune raison de liquider une société viable"

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Affaire Makom Me Moudjahid : © : HZK-LGDC

Ahmed Keldi et son avocat Me Moudjahid Abdoulbastoi ont dénoncé des « abus d’influence » et une « violation des lois et procédures judiciaires » dans la fermeture et la liquidation décidée par la justice comorienne envers la société Makom.


"Il n’y a aucune raison de liquider une société viable", a déclaré Me Moudjahid Abdoulbastoi, avocat de Ahmed Keldi gérant de la société Makom, au cours d’une conférence de presse tenue samedi au Select. « Mon client a préféré une solution à l'amiable et a demandé un bilan. Ce que celle qui fut son associé a toujours refusé (…) Si un associé veut dissoudre la société alors que l'on devait faire le bilan des années d'exercice. C'est qu'il y a une aiguille sous roche et un comportement fautif qu'on veut cacher », a soutenu Me Moudjahid qui au passage a proposé à Sitti Djaouharia de vendre ses parts de la société.

L’avocat d’Ahmed Keldi a fait observer que son client est le premier à avoir porté l'affaire en civil après avoir relevé plusieurs opérations qui lui ont porté préjudice, notamment des abus dans la gestion et falsification de documents. « L’associé Mme Sitti Djaouharia a de son côté demandé la dissolution de l'entreprise « Makom » mais la juge de première instance a débouté sa plainte et s'est prononcée en faveur de mon client. La cour d’appel a confirmé la décision », a rappelé Me Moudjahid pour qui « La décision de la Cour Commune de Justice et d’arbitrage de l’OHADA basée à Abidjan, n’a pas été authentifiée et ne comporte pas de formule exécutoire comme il est de coutume ». C’est une décision « arbitraire et illégale ». 

Ahmed Keldi et son avocat ont souligné que la justice comorienne ne s’était jamais prononcée pour une liquidation avant cette affaire. « Nous avons une société viable qui compte 5 employés. La justice doit savoir qu'elle porte préjudice au pays et fragilise l'environnement des affaires. Une telle décision sans suivre les procédures légales c'est dissuader les investisseurs », a martelé Me Moudjahid.

L'Avocat promet d'user de tous les moyens légaux pour reprendre les activités de la société spécialisée dans l’achat et vente de matériels informatiques. « Les deux parties doivent désigner un liquidateur sauf que jusqu'ici des forces de l'ordre ont été envoyés pour fermer la société. Les voies d'exécution n'ont pas été respectées », a ajouté Me Moudjahid qui craint un abus d’influence dans cette affaire.

« Une liquidation peut durer 3 ans. Mais on constate que les procédures sont violées et exécutées en un temps record. Pourtant aucune ordonnance sur requête n’a été signifiée à mon client. Nous n’avons pas eu connaissance de la désignation d’un liquidateur alors que la loi exige que les deux parties le désignent en commun accord », a encore soutenu Me Moudjahid.

L’avocat a aussi rappelé que la liquidation ne doit pas passer outre les droits du travail sachant que la société compte 5 employés. « Les procédures judiciaires n’ont pas été respectées et il y a eu violation de l’arrangement à l’amiable », a-t-il insisté devant la presse. Ahmed Keldi a affirmé que la fermeture de la société a causé un préjudice de plus de 45 millions de francs. « La justice a déjà fermé durant 2 ans notre magasin et nous n’avons pas eu réparation.  Cette fois-ci nous ne nous laisserons pas faire », a assuré Mr Keldi.

 

A.A.H

 


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