La famille de Karim, jeune homme décédé dans des circonstances douteuses, demande la lumière sur cette affaire. Dans une conférence de presse, tenue vendredi dernier, ses proches accusent la justice de lenteur et condamnent les propos tenus par un gendarme sur les ondes de l’Ortc sur les circonstances de la mort de ce jeune homme qui a succombé à ses blessures il y a une semaine.
Karim Aladin est décédé dans la nuit du lundi 5 février dans des circonstances douteuses. Sa famille et son quartier, Bacha à Moroni, sont convaincus que leur fils a été lâchement battu à mort. Dans une conférence de presse, ils réclament que justice soit faite: « C’est justement la justice qui devrait nous donner des éclaircissements sur la mort de Karim. Jusqu’à maintenant, nous ne comprenons absolument pas », a regretté Ben Abdallah Gigi, un jeune du quartier où résidait la victime dans une conférence de presse vendredi après-midi.
Alors que l'enquête se poursuit, Abdallah Ibrahim, gendarme, s'est exprimé sur les ondes de l’Office de la Radio et Télévision Nationale des Comores (ORTC). Ses propos ont mis hors d'eux les proches du défunt, notamment son quartier Bacha, qui estiment que M. Abdallah « a vraiment minimisé les faits». Pour Gigi, la justice doit leur rendre compte de l’évolution de l’enquête « mais hélas, elle ne nous informe pas alors que le procureur de la République, qui était le premier à intervenir (...) nous a promis d’ouvrir une enquête judiciaire. C'est un acte criminel; la justice est vraiment lente pour le coup », a-t-il regretté.
Désormais, le quartier Bacha assure qu'il va prendre ses propres mesures de sécurité. « Nous allons surveiller notre quartier. Même si quelqu'un s'y présente pour louer une maison, il faut que nous sachions d’où il vient », précise Gigi qui encourage les autres quartiers de la capitale à en faire autant. Le père de la victime annonce, pour les jours à venir, une marche dans la capitale pour dénoncer les actes criminels. « Nous attendons l’autorisation du préfet qui nous a expliqué attendre à son tour, d'avoir l’autorisation du ministre de l’Intérieur ». Le ministre en question, Mohamed Daoudou, alias Kiki, est lui-même natif du quartier de Bacha.
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