Laissés pour compte. Sans aucun préavis de licenciement, ni aucun rond d’indemnisation dans leurs comptes jusqu’ à ce jour, le collectif des agents licenciés, ne compte pas baisser les bras. Dans un entretien avec certains d’entre eux, ces désormais anciens employés de Huri money ne peuvent que s’en remettre à Dieu par un grand hitma.
Alors que le directeur commercial de Huri money a annoncé à la presse que tous les agents licenciés ont été indemnisés, les concernés sortent enfin de de leur silence. Ces agents contestent les dires de la société qui prétend avoir suivi la procédure normale en envoyant un préavis et en les indemnisant. « Nous avons été licenciés abusivement, sans aucun préavis après 3 ans de travail. Ils nous ont invités à l’ancien siège après un mois de congé forcé pour nous remettre cette note de licenciement. Et Il n’y a eu ni conseil, ni réunion d’information préalable à ce sujet. Contrairement à ce qu’il dit dans les medias, nous avons été recrutés après une durée de stage puis contrat avant d’être titularisé avec un CDI (contrat à durée indéterminée) mais pas en période électorale », regrette l’un d’eux avant de poursuivre : « Ils nous ont chassés comme des moins que rien, oubliant que nous avons des familles qui dépendent de nous ».
Quant à l’indemnisation, brandie haut et fort par El-Haidar Soeuf, le directeur commercial qui n’est autre que l’oncle du directeur général, « c’est de la poudre aux yeux », disent-ils. « Aujourd’hui nous sommes au 17ème jour (mercredi 23 octobre) depuis qu’il nous a remis cette note de licenciement, et personne n’a touché aucun rond alors qu’il se glorifie dans les médias de l’avoir fait », a témoigné notre interlocuteur sous l’anonymat en rajoutant que même les montants figurant dans ce document comme étant nos droits « l’écriture en chiffres est différente de celle en lettres c’est vraiment du n’importe quoi », tonne-t-il.
Ces 34 agents licenciés pour « des raisons économiques », selon la direction générale, comptent s’en remettre à Dieu par un grand Hitma contre l’injustice dont ils s’estiment victimes. Selon la direction, ces licenciements sont jugés nécessaires pour sauver la société. « La société traverse des difficultés financières, avec une masse salariale de plus de 11 millions par mois. Il fallait faire ces licenciements pour sauver la boîte. La direction a suivi la procédure normale, en envoyant un préavis, consulté l’inspection du travail, la justice et le ministère de tutelle, avant de prendre cette lourde décision qui ne vise qu’à rehausser l’institution. Ces agents sont tous indemnisés », avait déclaré à la presse, le directeur commercial de la boite. Il faut croire que rien n’a été fait, ces malheureux agents n’ont que leurs yeux pour pleurer.
Riwad
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