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des Comores

Affaire du Waqf d’Alharamain / Dr Abdoulhakime rejette le témoignage d’Abdou Raouf

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Affaire du Waqf d’Alharamain / Dr Abdoulhakime rejette le témoignage d’Abdou Raouf © : HZK-LGDC

Cité parmi les témoins de la restitution des fonds du Waqf de l’Ong Alharamain destinés à la faculté Imam Chafiou et les écoles Imane en 2002, Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir nie tout en bloc. Ce chef du département Sciences islamiques (Faculté Imam Chafiou) reste catégorique, en estimant que retourner l’argent au donateur est contraire à la jurisprudence conformément aux textes reconnus par les grands savants de l’islam.


Le 28 octobre dernier, Dr Abdou Raouf Abdou Omar, le doyen de la faculté Imam Chafiou qui apporte son soutien au président de l’Université des Comores, avait cité, lors d’une conférence de presse, deux personnes comme témoins. « Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir et Yahaya Mohamed Iliyassa étaient bel et bien là, lorsque Said Bourhane Abdallah a décidé la restitution des fonds à l’Ong Alharamain », avait soutenu devant la presse, Dr Abdou Raouf Abdou.

Deux semaines après ces révélations jugées « fausses » par Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir, ce dernier a riposté devant la presse. « Je n’étais pas là, il ne faut pas mentir sur moi», rejette-t-il, en insistant qu’il ne sait rien officiellement sur cette affaire. Un jour, « Dr Bourhane en personne m’avait dit de m’écarter de cette affaire puisqu’elle ne me concerne pas et je ne serai pas auditionné. Pourquoi maintenant mon nom est cité ? », se demande-t-il.

En affirmant que l’islam ne tolère pas le faux témoignage, Dr Abdoulhakim défie quiconque apporterait un procès verbal de réunion de la faculté avec un ordre du jour relatif à ce sujet. « Seuls Dr Bourhane et Dr Abdou Raouf connaissent cette affaire », se défend le conférencier.

Faut-il rappeler qu’en 2002, l’Ong saoudienne avait offert à la faculté Imam Chafiou et aux écoles coraniques Imane une somme d’argent à titre de don connu en islam par l’appellation « Waqf ». Apres la fin des travaux des deux établissements, l’Ong en question a voulu la construction d’un centre commercial à l’endroit où se trouve actuellement le 2éme bâtiment de la faculté Imam Chafiou. Mais le reliquat ne suffisait pas pour financer les travaux », selon  Dr Abdou Raouf qui était aussitôt consulté pour donner son avis. « Je lui ai recommandé de remettre le reste au bénéfice des Comoriens puisqu’il s’agit d’un don. Il m’a fait convaincre qu’il ne s’agit pas d’un don mais plutôt d’un Waqf » avait-il dit.

Dr Abdoulhakim se demande pourquoi Dr Bourhane (en tant que Doyen de la faculté imam Chafiou à l’époque), a pris seul une telle décision. À cette époque, «nous étions avec le Mufti de la république puisqu’il fait partie des initiateurs de cette faculté. Et pourquoi s’est-il permis de donner une Fatwa alors que le mufti est vivant », s’interroge-t-il.

A la question de savoir quel conseil aurait-il donné s’il était consulté, il répond : « je lui aurais recommandé de commencer les travaux jusqu’à épuisement des fonds, et de demander une aide supplémentaire auprès du gouvernement ou d’autres bailleurs comoriens ou étrangers parce que la restitution du Waqf est contraire à la loi islamique », notamment le livre connu par les Comoriens sous le titre de « Minhadji ».

  

Ibnou M. Abdou

 

 

 


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