La Gazette

des Comores

Affaire Caisse de retraite : Liberté provisoire acquise pour Sitty

Affaire Caisse de retraite :  Liberté provisoire acquise pour Sitty © : HZK-LGDC

Après huit mois sous les barreaux, la comédienne, Sitty Thourayat, vient d’obtenir, enfin, une liberté provisoire sous caution. Un combat gagné selon le collectif « justice pour Sitty » qui l’a soutenu pendant son séjour à la maison d’arrêt de Moroni.


Des semaines d'attente pour une réponse contre l’ordonnance de mise en liberté provisoire de Sitty Thourayat Daoud. « Enfin » ! La Chambre d'accusation s’est finalement prononcée le mardi 07 août dernier pour statuer sur cet appel du Procureur de la République formulé depuis le 22 mai 2018. Pour le collectif « Justice pour Sitty » qui a mené ce long combat pendant une longue période, c’est le soulagement. Joint par La Gazette des Comores, Antoisse Ezzi-Dine, le porte-parole du collectif s’est félicité pour ce premier combat.

Ce dernier laisse entendre que le collectif et tous ceux qui ont apporté leur soutien à Sitty, à l’instar de l’Ambassadrice de la France en Union des Comores,  Mme Jacqueline Bassa Mazzoni, qui avait demandé à ce que justice soit faite pour cette artiste, au nom de l’art et de justice, son allocution du 14 juillet, devant des autorités nationales, doivent se sentir soulagés car « c’est une grande victoire » mais il reste maintenant à mener la guerre voire même la gagner avec la tenue d’un procès équitable dans les plus brefs délais. Le collectif dit « faire confiance à la justice », mais reste infiniment convaincu de l’innocence du mannequin.

Entre Sitty Thourayat et la Directrice générale de la Caisse de Retraite, qui serait le coupable parfait ? Et si c’était la position de la DG qui aurait fait de Sitty, le bouc émissaire parfait dans cette affaire de détournement de fonds de la Caisse de retraite ? Pour rappel, Sitty Thourayat Daoud est une jeune femme de 29 ans, comédienne et mannequin qui travaillait en tant qu’Assistance Comptable à la Caisse de retraite de Moroni.

Accusée de détournement de fonds dans le coffre-fort de l’institution (18 millions de francs comoriens), Thourayat a été placée en garde à vue avec deux autres femmes, dont la femme de Maoulana Charif, le premier vice-président de l’Assemblée de l’Union des Comores, et directrice de l’institution. La directrice et la cheffe comptable sont vite relâchées sous caution (six millions de francs comoriens). Huit mois plus tard, Sitty devait verser une caution de 8 millions pour une liberté provisoire. Quelles sont les mystères de cette histoire ?

A.O Yazid

 

 


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