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des Comores

Affaire Bfc L'avocat d'Amine Halawi contre attaque

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Affaire Bfc L'avocat d'Amine Halawi contre attaque © : HZK-LGDC

Me Said Larifou avocat d'Amine Halawi ancien directeur de la Bfc incarcéré pour blanchiment d'argent nie les faits qui ont condamné son client. L'avocat dit être persuadé qu'un examen objectif écartera toute hypothèse de blanchiment d'argent, déplorant l'attitude des actionnaires de cette banque.


L'avocat d'Amine Halawi ancien directeur de la Bfc (Banque fédérale de commerce) incarcéré par la justice comorienne pour blanchiment d'argent monte au créneau. Dans une conférence de presse tenue hier lundi, Me Larifou rejette d'un revers de la main les accusations qui ont amené la justice comorienne à condamner son client. D'après-lui les faits constitutifs sont juridiquement absents dans le dossier.  

« Il n'y a pas eu de blanchiment parce que ce n'est pas la première fois qu'aux Comores on ouvre des comptes en euro à des étrangers non résidents. On peut faire des audits de toutes les banques de la place. C'est une possibilité », a-t-il fait savoir. Et de continuer : « soit à supposer même que les comptes ont été ouverts irrégulièrement. Il a été établi de prouver que l'origine des fonds qui ont transité dans ces comptes ne sont pas d'origine frauduleuse ».

A l'en croire l'argent qui s'y trouvait proviendrait d'un compte d'une banque étrangère Singapourienne qui est d'après-lui, reconnue par sa rigueur avec des preuves à l'appui. « Et puis les bénéficiaires, certains parmi eux sont des actionnaires de la banque. Donc à supposer qu'il y a eu blanchiment ça profite à qui ? Au directeur de la banque qui n'est qu'un salarié ? Il y a d'autre considérations », a-t-il dit. M. Larifou reconnaît un piège tendu à son client. « Il y a même deux pièges : l'ouverture des comptes et le procès. Toutes les banques de la place ouvrent des comptes en euro pour des étrangers non résidents. Toutes, il n'y a pas d’exception ».

Dans son élan de défense, l'avocat révèle qu'il y a 12 témoins sur ce dossier et que son client a refusé qu'il soit entendu à partir du moment où il était convaincu de sa non culpabilité et n'a pas voulu les exposer. De quoi la justice comorienne accuse l'ancien directeur de la Bfc ? Amine Halawi serait reconnu d'avoir ouvert quatre comptes en juillet 2016 à des étrangers non résident. Ce qui a poussé la banque, notamment son vice-président à porter plainte contre son ancien directeur pour blanchiment d'argent. C’est une farce, estime Me Larifou qui laisse entendre que c’est le conseil d'administration de la banque qui aurait insisté pour qu'il les ouvre bien qu'il (Amine Halawi : ndlr) avait quelque peu hésité avant de céder. « De tout façon l'origine des comptes ne souffre d'aucune opacité. Les deux comptes étaient ouverts au nom d'un malaisien et les autres par les actionnaires », a-t-il ajouté.

Et lui d'être convaincu qu'il y a d'autre considérations pour l’incarcération de son client. « On a fait un appel et devant la cour d'appel je pense que mon client ne tombera pas dans le même piège. Et devant cette cour je pense que tous ce qui savent exactement ce qui s'est passé, l'origine du fonds et qui ont eux même aussi donné l'ordre pour que ces comptes soient ouverts doivent être entendus », estime-t-il. Et de conclure : « on ne peut avoir deux poids et deux mesures. Ce n'est pas au directeur de la banque de payer une opération qui serait qualifiée de suspecte ».

 

Maoulida Mbaé

     


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