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Affaire AB Aviation/Anacm : L’Assemblée nationale lance un ultimatum de 48h au directeur de l’Anacm

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Affaire AB Aviation/Anacm : L’Assemblée nationale lance un ultimatum de 48h au directeur de l’Anacm © : HZK-LGDC

L’assemblée nationale donne un délai de deux jours (à compter de ce lundi, Ndlr) au directeur général de l’Anacm pour « respecter » les termes du protocole d’accord signé entre l’aviation civile et la compagnie AB Aviation, samedi 4 février sous la houlette du parlement. « Passé ce délais, nous prendrons nos dispositions garanties par la constitution », prévient le député Abdallah Tocha Djohar, devant la presse hier lundi au parlement.


Les représentants de la nation ont beau tolérer l’attitude méprisante du directeur général de l’Anacm, Jean-Marc Heintz, ils se font tourner au ridicule. Lors de la conférence, le député Tocha, rapporteur de la commission parlementaire chargé de résoudre le contentieux entre AB Aviation et l’Anacm, a affirmé que « l’Anacm ne veut pas un arrangement avec AB Aviation ». Il regrette le fait que Jean-Marc Heintz, directeur de l’Anacm, se porte l’avocat de la société comorienne des hydrocarbures, de l’aéroport mais aussi de la direction des impôts.

En effet, dès le début de la crise, l’Anacm s’est lancé dans une campagne de dénigrement via des communiqués de presse sur lesquels elle mentionne les dettes de la compagnie envers ses partenaires. « C’est un mépris de premier degré, tonne le député, avant de constater : le directeur de l’Anacm a des problèmes personnels avec le directeur d’AB Aviation ». Si le parlement sort de ses gonds, c’est parce que le directeur de l’Anacm a osé qualifier de « projet », dans un communiqué de presse, le protocole d’accord signé le 4 février que lui, Jean-Marc Heintz, refuse d’appliquer (lire notre édition du 7 février).

« Nous avons convoqué l’Anacm pour s’expliquer, ils nous ont posé un lapin… Nous avons constaté et nous l’affirmons qu’il y a une volonté manifeste de l’Anacm de tuer AB Aviation », poursuit le rapporteur de la commission parlementaire qui suspecte Jean-Marc Heintz d’avoir été pour quelque chose dans la crise qui opposait Air Austral et Int’Air Iles, fin décembre 2016. « Si après 48 heures l’Anacm ne respecte pas le protocole d’accord, nous allons prendre nos dispositions », tranche-t-il.

Toujours selon le rapporteur, l’Assemblée ne peut pas croiser les bras et regarder mourir une société dans un pays qui place la barre dans l’émergence. L’ultimatum est lancé et expire ce mercredi matin. Jean-Marc Heintz courbera-t-il l’échine devant l’assemblée de l’union des Comores ?  Pas si sûr, au regard de ce qui s’est passé depuis le début de la crise. « Nous avons le pouvoir de censurer un ministre, n’en parlons plus un directeur général », a averti le rapporteur. L’Assemblée semble déterminée. Wait and see.

 

Toufé Maecha

 


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