Le président du mouvement des entreprises comoriennes, Irchadiddine Abdallah, est monté au créneau contre la direction de l’aviation civile. Il a appelé le chef de l’Etat à se pencher sur le dossier AB Aviation, au cours d’une conférence de presse tenue hier après-midi. « Le directeur de l’aviation civile ne respecte aucune décision. Ni celle de son ministre de tutelle, ni celles de l’assemblée nationale, ni même les accords qu’il a signé sur cette affaire », a dénoncé le patron des patrons.
« Aujourd’hui c’est l’environnement des affaires même qui nous préoccupe. Un chef de service ou de département ne peut pas se permettre de fermer une entreprise du jour au lendemain. C’est très dangereux ! On ne veut pas d’une jurisprudence AB Aviation et donner le droit à n’importe quel chef de service de liquider et effacer une société », a déclaré le président du Modec.
Dans son intervention, Irchadiddine Abdallah a fait observer que cette affaire impacte l’avenir de la compagnie AB Aviation, de ses dizaines d’employés, de ses partenaires et de ses clients. « Ce n’est pas uniquement Ayad Bourhane qui est lésé », a-t-il insisté.
Le président du mouvement des entreprises comoriennes, a appelé le chef de l’Etat à se pencher sur le dossier AB Aviation et à interpeller le directeur de l’ANACM, personnellement.
« Aucune entreprise comorienne ne peut vivre sans une dette fournisseurs. AB Aviation n’a pas refusé sa créance », a ajouté Mr irchaddiddine Abdallah, rappelant que plusieurs procédures ont été bafouées par l’ANACM pour « clouer » les appareils de la compagnie au sol et « liquider » la société.
« Ce sont plusieurs comoriens qui sont bloqués dans des aéroports nationaux et internationaux. En plus des dommages financiers de la compagnie, ce sont la mobilité et la libre circulation des biens et des personnes qui sont bafouées » a insisté le président du Modec pour qui « les arguments juridiques et commerciaux sont réunies pour que l’ANACM revienne à la raison ».
Le patron des patrons a martelé que l’Union des Comores ne peut pas se développer sans entrepreneurs, investisseurs nationaux, et des comoriens riches. « C’est une compagnie qui a commencé à grandir avec des interconnexions entre les grandes compagnies du monde, qui s’est procurée un Boing d’une centaine de places pour renforcer sa flotte et faciliter la circulation des comoriens », a poursuivi Mr Irchadiddine Abdallah.
« L’ANACM doit respecter l’accord signé avec AB Aviation. On est aujourd’hui en droit de se poser des questions. Jean March Heintz a-t-il un problème avec AB Aviation ? Pourquoi se permet-il de piétiner les règles le plus basiques pour détruire la compagnie aérienne », s’est interrogé le patron des patrons rappelant que dans ce dossier, l’Aviation civile comorienne s’est auto érigé en porte-parole des créanciers d’AB Aviation.
« Jean Marc n’a pas à parler au nom des autres créanciers d’AB Aviation. De quel droit se permet-t-il de le faire sachant que l’ANACM est celui qui a la plus faible créance envers la compagnie », a demandé le patron des patrons.
Lundi, la commission parlementaire avait clairement regretté la « mauvaise foi » du directeur général de l’Anacm qui, selon les élus, « fait tout pour compliquer le processus de sortie de crise ». La commission avait donné 48 h à la direction de l’ANACM pour « mettre en œuvre le protocole d’accord signé le 4 février». Un ultimatum qui expire ce mercredi.
A.A.Hamdi
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.