L’Anacm vient de prendre un virage à 180° par rapport au protocole d’accord qu’elle a signé avec AB Aviation, et qui est censé sortir les deux parties de la crise qui n’a que trop duré.
Trop, c’est trop ! Le protocole d’accord signé samedi 4 février dernier sous la houlette du parlement ne représente rien aux yeux de Jean-Marc Heintz. Il y est stipulé en son article 4-2 que « l’Anacm s’engage à lever la suspension de la licence du permis aérienne (PEA) et autoriser la reprise des activités de l’Embraer 120 (D6-ABA) sur présentation d’un accord de principe de la banque » qui s’engagera à effectuer le virement des 67 millions de francs à l’Anacm, soit les 50% de la dette sur les taxes passagers que la compagnie aérienne doit à l’aviation civile pour l’exercice 2015-2016 (lire notre édition du 7 février).
Sans plus tarder, AB Aviation a obtenu d’Exim Bank Comores ce fameux accord de principe depuis lundi 6 de ce mois. Lequel accord de principe est présenté à la presse mardi par la commission parlementaire chargée de résoudre le contentieux (lire notre édition du 8 février). Anacm crée la surprise en publiant ce jeudi dans la presse un communiqué qui contredit ses propres engagements.
« Nous portons à la connaissance du public que le projet de protocole d’accord initié par l’Assemblée Nationale ne sera pas valide tant que Monsieur AYAD Bourhane, AB Aviation ne paie pas la somme de 67 Millions correspondant à 50% des 134 Millions qu’il a reconnu devoir à l’ANACM pour les années 2015-2016, » lit-on dans ce communiqué qui a abasourdi le parlement.
Le député Tocha Djohar est consterné non seulement par la nature particulièrement étrange du communiqué, mais également pas le fait que le protocole d’accord « signé en bonne et dû forme par les deux parties, sous la houlette du parlement » ait été qualifié de « projet » par l’Anacm. « Je regrette que le directeur général de l’Anacm, un français de souche, ne comprenne pas la différence entre un projet et un produit fini ! » lance l’élu pour qui l’Assemblée « ne peut pas fermer les yeux, regarder un fonctionnaire quel que soit le degré des responsabilités qu’il occupe, continuer à défier les autorités jusque et y compris le parlement. »
Tocha n’est pas en tort. Jean-Marc Heintz défie tout le monde. D’abord son ministère de tutelle dont il a rejeté les recommandations, depuis le début de la crise, puis le groupe parlementaire Haki, également envoyé aux pelotes (lire notre édition du 30 janvier). Au regard de tout ce qui s’est passé jusqu’ici, il est clair que Jean-Marc Heintz, le tout-puissant directeur de l’Anacm, qui fait à lui seul la pluie et le beau temps à l’Anacm, tant au niveau technique qu’administratif, en veut à AB Aviation. Au point de désirer sa disparition ?
Les organisations patronales n’en doutent pas. Si le gouvernement n’y peut rien face à lui, il est difficile d’espérer une meilleure issue avec le parlement, déjà désavoué dans sa mission par un homme qui n’a même pas eu la courtoisie de se présenter devant les députés, mais a préféré se faire représenter par ses employés.
Toufé Maecha
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kamar:
13/02/2017 à 06:38 AM
je crois que c est vous, Toufé Maecha qui torpille tous les efforts consentie entre les deux parties car on dirait que AB vous paye pour faire du bruit