Monsieur Murrough Davies Webb, propriétaire des deux avions loués à AB Aviation vient de démentir le communiqué de l’Anacm sorti hier dans la presse, et selon lequel il (Murrough) vient de « saisir l’ANACM ce 24 Janvier 2016 demandant de stopper l’exploitation de ses avions pour cause d’arriérés de paiement dépassant 680.000 Euros, que doit Monsieur Ayad Bourhane à sa société SAHARA African Aviation».
L’affaire tourne en eau de boudin. Selon un mail envoyé à AB Aviation dont le permis d’exploitation vient d’être suspendu par l’agence nationale de l’aviation civile, le propriétaire des avions exploités par la compagnie se dit « préoccupé » par le fait que la presse et les réseaux sociaux aient fait beaucoup de bruit sur sa position actuelle aux Comores.
M. Murrough fait également savoir qu’il a « accordé une ligne de crédit » et a mis en place « un accord avec les modalités de paiement » avec AB Aviation pour commencer les opérations dont les deux conditions les plus importantes sont les suivantes: AB Aviation paie chaque semaine les frais convenus en cas de vol ; AB Aviation parvient à un accord sur le règlement et/ou les modalités de paiement… avec Anacm sur la dette en cours….
« Si ces deux conditions sont réunies, le Sahara n'a aucune objection à la poursuite des activités d'AB Aviation en utilisant notre avion Embraer 120 ER aux Comores. Vous avez notre soutien dans vos démarches pour résoudre tous les conflits actuels car nous croyons que AB Aviation a un plan d'affaires sain qui va non seulement servir la population des Comores et les zones environnantes, mais aussi être un modèle d'affaires durable », lit-on sur ce courrier rédigé en anglais, datant de ce 30 janvier.
Dans une conférence donnée hier au siège de sa compagnie, Ayad Bourhane, patron d’AB Aviation, dénonce, à cet effet, une « immixtion de l’Anacm » dans les affaires d’AB Aviation et son partenaire Sahara African. Dans le cadre de cette affaire dans laquelle le directeur de l’Anacm fait la pluie et le beau temps, le gouvernement qui jusqu’ici est frêle devant lui, revient à la charge.
Hier, peu avant-midi, des membres du gouvernement se seraient rencontrés à la vice-présidence en charge des transports. Ils auraient montré leur volonté d’accompagner AB Aviation pour sortir de cette terrible impasse, visiblement programmée et qui pénalise, selon les chiffres avancés par la compagnie, près de 4 300 personnes. Rappelons que la vice-présidence en charge des transports ainsi que l’Assemblée de l’Union ont fait des pieds et des mains pour faire revenir le directeur de l’Anacm sur ses oukases, en vain. L’ancien patron de Comores Aviation demeure inflexible devant ses supérieurs.
Reconnaissant sa dette envers l’Anacm, la compagnie se dit disposée à confronter se chiffres (118 millions Kmf) avec ceux de l’aviation civile (224 millions 65 mille 476 francs) afin d’aboutir à un montant définitif. Silence de tombe coté Anacm, malgré les recommandations du ministère de tutelle et de l’assemblée nationale. Notons que dans cette crise, AB Aviation a le soutien du Modec et de la Nouvelle Opaco, les deux principales organisations professionnelles du patronat et du secteur privé.
Toufé Maecha
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said:
01/02/2017 à 03:42 PM
comme je dit c monsieur jean marc veux la disparition de nos société il faux que le président azali le licencie parce que trot ce trot .