La Gazette

des Comores

81e Assemblée générale de l’ONU : Azali multiplie ses rencontres bilatérales

81e Assemblée générale de l’ONU :  Azali multiplie ses rencontres bilatérales © : HZK-LGDC

C’est la grand-messe des rencontres diplomatiques qui s’ouvrent à New York à l’occasion du 81eme sommet des Nations Unies. Et le chef de l’Etat comorien, n’a pas dérogé à la règle. Dès son arrivée sur le sol américain, il a entamé une série de discussions, en commençant par celle avec Mr Rahman président de la 81e Assemblée générale de l’ONU.


C’est en tout cas ce que nous avons pu lire sur le site officiel de la présidence de la République. « Son Excellence le Président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, a eu un entretien ce dimanche 20 septembre avec Dr. Khalilur Rahman, Président de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, au siège de l’Organisation, en présence de la délégation comorienne ». Lors de cette rencontre, le chef de l’Etat comorien a profité de l’occasion pour féliciter le Dr Khalilur Rahman de son élection pour mener les débats lors de ce sommet. « Le Président AZALI Assoumani a félicité Dr. Rahman pour son élection et lui a réaffirmé le plein soutien des Comores dans l’accomplissement de son mandat, ainsi que leur attachement au renforcement du multilatéralisme et au dialogue entre les Nations. » Titulaire d’un doctorat en économie obtenu à la prestigieuse université de Harvard, il est actuellement le chef de la diplomatie du Bangladesh. 

Selon Beit-Salam, « les échanges ont également porté sur les défis auxquels sont confrontés les Petits États Insulaires en Développement, notamment les changements climatiques, la protection et la conservation de la biodiversité marine ainsi que sur les chocs géopolitiques. » Ce 81eme sommet onusien se déroule à un moment charnier de l’organisation. En janvier prochain l’actuel secrétaire général, Antonio Guiteres doit céder son fauteuil après deux mandats. Un rendez-vous qui intervient donc à un tournant pour l’Organisation. À quelques mois du départ de Guterres, la question de la nouvelle direction de l’ONU se pose déjà. Le prochain secrétaire général devra notamment faire face à des crises géopolitiques de plus en plus complexes. Il devra également porter les préoccupations des États insulaires, particulièrement exposés aux effets du changement climatique. Pour les Comores, ces enjeux revêtent une importance particulière, entre vulnérabilité climatique et préservation de l’espace maritime.

Au-delà des discours, l’enjeu sera désormais de transformer ces préoccupations en engagements concrets. Un défi majeur pour une Organisation appelée à redéfinir ses priorités et sa capacité d’action dans un monde en pleine recomposition. D’ailleurs au cours d’une discussion avec le secrétaire général sortant, le chef de l’Etat a tenu à saluer son engagement en faveur du multilatéralisme. « Le Chef de l’État a salué l’engagement de Monsieur António Guterres en faveur du multilatéralisme, de la paix et du développement, ainsi que l’attention particulière accordée aux États vulnérables et insulaires. Il lui a exprimé la reconnaissance de l’Union des Comores pour son appui constant au développement du pays et son soutien aux efforts engagés en faveur de la défense de ses intérêts nationaux. »

Fragilisée par ce que certains qualifient de « néo-impérialisme » venu des États-Unis, l’ONU demeure pourtant un acteur central des relations internationales. Malgré ses limites et les tensions qui traversent l’organisation, elle reste un espace privilégié de dialogue entre les États. Son rôle demeure également essentiel dans la défense du multilatéralisme et la recherche de réponses collectives aux crises mondiales. Pour les petits États, elle constitue notamment une tribune indispensable pour faire entendre leurs préoccupations sur la scène internationale. Reste désormais à savoir si l’organisation saura préserver cette capacité d’action face aux nouveaux rapports de force qui redessinent le monde. C’est pourquoi, lors de sa rencontre avec le diplomate Bangladais, Azali Assoumani a « notamment plaidé pour la mise en œuvre des engagements en faveur des Petits États Insulaires en Développement et pour une coopération internationale renforcée face aux défis actuels », conclut la note de la présidence de la République. 

Imtiyaz 

 

 


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