Le conseil des ministres de la Commission de l’Océan Indien est le rendez-vous décisionnel de l’organisation régionale. Le 35ème conseil s’est tenu en visio-conférence au cours duquel, un nouveau plan de développement stratégique a été élaboré permettant ainsi de fixer un nouveau cap pour les 5 prochaines années.
Le 35ème conseil des ministres de la Commission de l’Océan Indien est ouvert ce jeudi 20 mai en visio-conférence. Ce grand rendez-vous a été marqué par la présence des différents ministres des pays membres sous la présidence de l’Union des Comores avec aux manettes le ministre comorien des Affaires Etrangères, Dhoihir Dhoulkamal. Lors de cette assemblée qui fixe les actions et priorités stratégiques de l’organisation, la France à travers l’Ile de La Réunion va succéder à l’Union des Comores à la présidence du conseil pour l’année à venir de même pour la présidence des Officiers Permanents de Liaison (OPL).
Un plan d’action régional pour le développement de l’économie bleue a été proposé pour adoption. Le secrétariat général a rendu compte de la mise en œuvre du plan de riposte soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) et ont été exposés et passés en revue les projets de la COI dont le MASE (Maritime Security) qui consiste à mettre en œuvre à moyen et long terme la stratégie régionale de lutte contre la piraterie et pour la promotion de la sécurité maritime, le projet Paix et Stabilité, le projet RECOS qui est un projet régional de résilience côtière financé par l’AFD et le FEM pour un montant de 10 millions d’euros, le projet ExPLOI pour l’Expédition plastique Océan Indien et le projet Hydromet qui vise à accroître la résilience régionale par le renforcement des services Météorologique, Hydrologique et Climatologique dans les pays membres de la COI.
A l’ouverture de cette instance décisionnelle, le secrétaire général Vêlayoudoum Marimoutou a rappelé en insistant sur la volonté et l’implication de toutes les couches sociales pour l’avenir d’une COI modernisée, diversifiée et amplifiée que « seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin ». « C’est ensemble, à travers la COI, que nos Etats peuvent construire de nouvelles formes de solidarité, par la mobilité, par l’éducation, par la culture, par les échanges d’expérience, par des positions communes et des actions collectives pour le climat et l’environnement, la santé ou encore la gouvernance maritime », avance-t-il.
Pour assurer l’élan de solidarité entre les pays membres, l’élargissement vers les autres iles de l’Afrique et le ressert des liens avec les voisins du continent, M. Marimoutou souligne l’importance à accorder à l’élaboration du nouveau plan de développement stratégique de la COI. « Ce document fixera le cap de notre organisation pour les 5 prochaines années ; il devra ouvrir de nouvelles perspectives, réorienter au besoin nos manière de faire, exprimer la place que nous souhaitons donner à l’Indianocéanie, à notre communauté destin, dans un monde de recomposition, de défis et aussi d’opportunités », soutient-il.
Si des faits ont marqué la structure qui est la COI, le secrétaire général est revenu sur la gestion de la crise sanitaire mondiale. Et selon lui, « la solidarité, la résilience et la proximité » sont les maitres mots qui ont permis à une gestion adéquate de la pandémie, la connexion du câble internet METISS qui constitue aussi un avancé majeur pour la région, les actions pour la sécurité maritime et les pêches, la réduction des risque de catastrophes et le climat, la stabilité et la gouvernance, la météorologie, l’environnement ou la culture et le transport, tous réalisés avec les partenaires comme l’UE, l’AFD, la Banque Mondiale et le Japon, constituent une réussite. « Si, en 2020, la pandémie a freiné la mise en œuvre de certaines activités, elle ne nous a donc pas empêché de poser les jalons importants pour une nouvelle génération de projets en phase avec les défis de long terme de la région », conclut-il.
A.O Yazid
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