La Gazette

des Comores

2eme commémoration de la mort de Said Toihir Ben Saïd Ahmed Maoulana: L'ancien Mufti fut un intellectuel épris de sciences

2eme commémoration de la mort de Said Toihir Ben Saïd Ahmed Maoulana: L'ancien Mufti fut un intellectuel épris de sciences © : HZK-LGDC

Des cérémonies religieuses se sont déroulées à Ngazidja à la mémoire de l'ancien Mufti Saïd Toihir Said Ahmed Maoulana décédé dans la nuit du 14 au 15 chaabane correspondant au 9 avril 2020. Après Itsandra Mdjini jeudi, Ntsoudjini samedi, Bahani dimanche et celle du gouvernement vendredi dernier, les cérémonies de recueillement se poursuivent.


Deux ans après sa mort, des cérémonies de recueillement sont organisées à la mémoire de l'ancien Mufti Said Toihir Said Ahmed Maoulana, décédé à l’hôpital Elmaarouf le 9 avril 2020. Après Itsandra Mdjini, jeudi dernier, le gouvernement a organisé une cérémonie officielle à la place de l'Indépendance dans la nuit du vendredi 18 mars, pour commémorer la disparition de l'ancien Mufti mort à l'âge de 78 ans et inhumé à Ntsoudjini sa ville natale. En présence du chef de l'Etat, des membres du gouvernement et de plusieurs hautes personnalités politiques et religieuses, la cérémonie a été l’occasion de rappeler le parcours et l’œuvre de ce chef religieux présenté par Dr Djanffar M'madi, en tant qu’intellectuel de Ntsoudjini. Selon lui, Foundi Toihir comme on l’appelait affectueusement a fréquenté toutes les couches sociales et tous les milieux religieux et éducatifs. « Il était toujours à l’écoute de ceux qui le sollicitaient pour ses conseils, ses prestations publiques ou privées, partout et en toutes circonstances », témoigne cet ancien secrétaire général de l'université des Comores.

 

Dr Saïd Abdouloihab Saïd Idarousse qui a pris la relève des séances de traduction du Coran a la mosquée de Ntsoudjini, atteste quant à lui, que l’ancien Mufti était un bon révolutionnaire fidèlement attaché à la religion. D'après lui, lorsque Said Toihir est retourné aux pays après ses études en Egypte, il a observé certaines pratiques non conforme aux principes de l’Islam. « C'est en ce moment là qu'on a constaté son intelligence intellectuelle ». Il était cultivé et s’intéressait à tous les domaines du savoir scientifique dont « il gardait quelques notions de base ».

 

A en croire Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir, actuellement vice mufti, « l'ancien Mufti était un bon exemple dans ses paroles, actes et décision », car quelle que soit l'orientation du gouvernement, « ses décisions n'étaient contraires à sa mission de mufti ». Et lui de conclure que l'ancien Mufti est mort en martyre puisqu’il est rappelé à dieu dans une période d'épidémie, et en plus dans la nuit bénie du 14 au 15 chamane, durant laquelle il est recommandé aux musulmans de lire la Sourate Yassine. Il fut l’un des éminents érudits de l’archipel des Comores (1942 - 2020). Il avait succédé à l’ancien Mufti Said Mohamed Abdourahmane décédé en 1991.

 

Ibnou M. Abdou

 

 

 


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