La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) dite de mai-juin 2021, s'est ouverte le lundi 31 mai dernier dans un format virtuel et doit se terminer cette semaine pour préparer la 26ème réunion de la Conférence des parties (Cop 26) à Glasgow, en Écosse, prévue en novembre 2021.
La COP est un sommet annuel qui réunit 197 nations pour discuter du changement climatique et de la manière dont les pays - et nous tous - prévoient de le combattre. Elle fait partie de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, un traité international signé par la quasi-totalité des pays et territoires du monde, qui vise à limiter l'impact de l'activité humaine sur le climat.
Cette conférence fera suite à l'échec de la Cop 25 lors de laquelle les états n'ont pu s'entendre sur les mesures décisives à prendre pour faire face au réchauffement climatique. La Cop 26 ambitionne ainsi de favoriser une véritable mise en œuvre de l'Accord de Paris en incitant les états à rehausser leurs ambitions climatiques et à prendre de nouveaux engagements.
Pour inciter cette dynamique de changement, le cadre fourni par la Cop 26 doit notamment permettre aux états-parties de s'accorder sur l'orientation des marchés vers un système mondial de taxe sur le carbone qui permettra la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Parmi les objectifs fondamentaux figure aussi la fin de la dépendance au charbon, l'élimination progressive des combustibles fossiles, la fin des investissements dans l'économie grise ou brune. La Cop 26 représente ainsi une opportunité de changement majeur en termes économiques, politiques et sociaux, afin de faire face aux défis climatiques.
La secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa, a déclaré que bien que cette année ait connu un certain élan en matière de lutte contre le changement climatique, l'urgence climatique s'aggrave, les plans actuels ne sont pas conformes aux objectifs de l’Accord de Paris et les négociations sont en retard. Elle a appelé au leadership et à la confiance, et a souligné l'importance de la finance en tant qu'impératif moral et économique.
Le président du SBSTA, Tosi Mpanu-Mpanu, et la présidente du SBI, Marianne Karlsen ont noté que les parties ont exprimé des points de vue différents sur la conduite de la réunion. Certains ont souligné que, tant qu'il y a consensus, des décisions peuvent être prises, en particulier sur des points de procédure tels que l'ordre du jour. D'autres ont souligné les défis de la participation à distance, exprimant qu'ils ne sont pas prêts à adopter un ordre du jour ou des décisions formelles.
Notant que toutes les parties ont souligné la nécessité d'être pragmatique et d'aller de l'avant, les présidents du SBSTTA et du SBI ont proposé de commencer les travaux sur la base du projet d'ordre du jour provisoire, soulignant que les modalités de cette réunion ne constituent pas un précédent pour les réunions ultérieures.
Mmagaza
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