La Gazette

des Comores

25 enseignants réclament toujours leur statut de fonctionnaire

25 enseignants réclament toujours leur statut de fonctionnaire © : HZK-LGDC

Une vingtaine d'enseignants contractuels à l'Université des Comores réclament à cor et à cri leur statut de fonctionnaire après neuf ans de service. Un droit qui, malheureusement, n’est pas à la portée des revendicateurs car selon le secrétaire général de l'institution, ils ne sont pas en mesure de recruter.


Ils sont au nombre de 25 enseignants contractuels à l'Université des Comores dont la plupart ont commencé à se faire prévaloir d'une compétence opérationnelle depuis 2012. Jusqu'alors ils ne sont pas encore reconnus en tant que fonctionnaire au niveau de l'administration de l'Université. Se sentant obligés de poursuivre les cours avec l'espoir d'être reconnus un jour en leur qualité d’enseignants chercheurs, cette poignée de contractuels continue d'accomplir leur travail mais avec un salaire précaire.

« Nous percevons une rémunération qui ne correspond pas à notre qualité de docteur. Nous réclamons désormais un statut de fonctionnaire. En 2014 et 2015, nous avons commencé ce combat mais en vain. Aujourd'hui nous dénonçons ce comportement. On s'est entretenu avec l'administration qui nous a exhorté à un dialogue avec le ministre de l'éducation qui lui aussi nous a renvoyé à son tour à l'administration où le SG de l'Université nous a dit que l'université n'est pas en mesure de nous recruter en tant que fonctionnaires », explique Ahmed Saïd, un des enseignants contractuels.

Ce dernier a poursuivi que le président prône toujours un développement dans le domaine de l'éducation nationale mais cela ne se fera pas tant que les administrateurs de l'éducation n'adoptent pas un moyen de coopération honnête avec les enseignants. « Selon la loi nouvellement adoptée, l'université ne doit pas recruter des enseignants ayant des masters et ce sont ces derniers qui ont une situation régularisée. Or le ministre des finances lors d'une rencontre ministérielle avait très bien conseillé que si la possibilité s'ouvre notre situation doit être régularisée pour un meilleur fonctionnement de l'Université. Mais rien n'est fait jusqu'à présent ».

Interrogé sur ce qu’il compte faire l'année prochaine, au nom de ses collègues Ahmed Said montre qu'ils ne peuvent rien faire d’autre que de dénoncer cette stratégie d'asservissement jusqu'au jour ou viendra l'idée de partir en guerre. Et de rappeler avec ironie que le gouvernement remue ciel et la terre en vue d'améliorer les conditions de travail à l'Université des Comores pour un meilleur avenir.

Kamal Gamal

 


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