L’Updc et autres groupements politiques qui s’étaient alliés au second tour de la dernière présidentielle affutent leurs armes pour ouvrir leurs hostilités, juste après la fin de la période de grâce qu’ils accordent au pouvoir en place depuis le 26 mai dernier.
Le silence de l’opposition depuis l’investiture du nouveau président de la république, Azali Assoumani, est loin d’être un signe de faiblesse. L’Updc et autres groupements politiques qui s’étaient alliés au second tour de la présidentielle, affutent leurs armes pour monter au front juste après la fin de la période de grâce qu’ils accordent au nouveau régime en place depuis le 26 mai dernier.
« Entre temps, nous pourrons réagir avant cette échéance en cas de force majeure », précise un haut responsable qui requiert l’anonymat. Contrairement au passé, le cadre dirigeant de l’Updc assure qu’à partir de cette année le pays aura droit à « une opposition à l’esprit critique et constructive, qui n’entend pas s’exprimer au jour le jour ». Histoire de dire que la langue de bois n’a pas de place aujourd’hui.
Vis-à-vis de l’actualité, ce haut cadre fait savoir que des orientations se dégagent en tenant compte des débats actuels notamment sur l'éventuelle dissolution de l'assemblée, la possible révision constitutionnelle, ou encore sur les licenciements des agents de la fonction publique et ceux des sociétés d’Etat. Une inquiétude qui ronge déjà l’opposition bien qu’ils soient conscients que les agents de l’administration publique plombent l’économie du pays.
Ils se préparent également sur les questions diplomatiques, telle que celle de l’île comorienne de Mayotte. L’opposition estime que la « la relance d'un nécessaire et imparable dialogue entre la France, les Comores et les "élus" de Mayotte » pourrait dénouer la crise actuelle. Sur les premières actions entreprises par le nouveau gouvernement, l’opposition qui n’est pas encore entrée en scène se réserve de toute critique hâtive. Toutefois, elle « espère une concrétisation des mesures ». Autre sujet qui les préoccupe, la loi portant organisation des partis politiques devant entrer en vigueur en 2017 et qui n’est pas encore adoptée à l’assemblée.
Toufé Maecha
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