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Les périphéries toujours dans le noir

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Les périphéries toujours dans le noir © : HZK-LGDC

Depuis plus d’une semaine, les comoriens sont entrés dans le mois sacré de ramadan. Si la capitale reste éclairé plus de 18 heures par jour, les périphéries peinent à avoir de la lumière au moment de la rupture du jeun.


Mardi, les comoriens ont accompli leur huitième jour de ramadan. Et en ce mois sacré, les comoriens n’ont besoin que de deux choses : de quoi manger et de la lumière pour la rupture du jeun. Mais ce dernier est loin d’être résolu malgré les bonnes intentions des autorités pour accompagner la société d’eau et d’électricité (Ma-mwé) durant tout ce mois.

 

Si la capitale voit la lumière 18 heures par jour, les périphéries sont éclairées seulement deux fois par semaine la nuit. Une situation qui n’est pas du tout du goût de la population surtout en ce mois de ramadan. « On n’en a marre des bonnes paroles du gouvernement. Il avait dit qu’il allait accompagner la Ma-mwé en ce mois de ramadan pour qu’on puisse avoir du courant pour faire nos prières la nuit et voir ce qu’on mange. Hélas ! La situation est restée la même. On voit du courant deux fois la matinée sur trois jours et une fois la nuit sur trois jours. C’est vraiment insuffisant », déplore Mohamed Ahamada, un jeune étudiant.

 

En ce début de ramadan, le vice-président en charge de l’énergie avait annoncé qu’il n’allait aménager aucun effort pour accompagner la Ma-mwé afin que les comoriens puissent faire la rupture du ramadan dans la lumière. Mais au jour d’aujourd’hui, rien n’a encore été fait. Du côté de la Ma-mwé, le colonel Soilih Mohamed, patron de la société, avait déclaré qu’il était là pour éclairer l’île de manière durable mais pas seulement au mois de ramadan, et qu’il allait travailler pour améliorer la situation en ce mois de ramadan.

 

« On fonctionne avec des moteurs de secours. Même si on a le carburant nécessaire, il y aura toujours des délestages », avait-il déclaré lors d’une récente conférence de presse. Ces deniers temps, la capacité de production de la Ma-mwé était de l’ordre de 11 Mégawatts. Mais selon nos informations, la puissance aurait rechuté en raison de la mise hors service de deux groupes pour travaux de révision, d’où cette situation de délestage drastique dans les périphéries.

 

Mohamed Youssouf

 


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