Deux personnes décédées et 84 autres blessées. C’est le bilan lourd de l'explosion à la grenade survenue à Antananarivo lors des célébrations de la fête nationale de Madagascar, au stade municipal de Mahamasina où s’était tenu un concert gratuit. Pour le moment, personne ne peut infirmer ni confirmer s’il y avait des Comoriens parmi les victimes.
«Il y a deux morts (...) C'est une grenade qui est à l'origine de la déflagration. On peut le qualifier d'acte terroriste car l'auteur a visé plusieurs victimes. On ignore pour le moment cependant la motivation de l'auteur», a déclaré à l'AFP, par téléphone, le général Anthony Rakotoarison, directeur de la sécurité et des renseignements de la gendarmerie. Un double attentat à la grenade perpétré à Mahamasina et à Anosy et qui a fait deux morts et quatre vingt-quatre blessés.
Le 26 juin, qui représente la date de l’anniversaire de l’indépendance de Madagascar, au stade de Mahamasina, une masse humaine assistait au spectacle organisé dans le cadre des festivités. Vers 19h15, après que le président de la République Hery Rajaonari Mampianina ait quitté les lieux, une forte déflagration a secoué les environs, rapporte le quotidien l’Express de Madagascar de ce lundi 27 juin.
Le journal indépendant détaille que la grenade a été lancée dans la pénombre, et a atterri sur la pelouse, dans la partie Nord du stade, au milieu d’une foule compacte. Après l’explosion, des spectateurs ont été frappés d’éclats dans un rayon d’une dizaine de mètres. Touché par des débris mortels en plein ventre, un adolescent de seize ans a trouvé la mort. Un jeune homme de dix-huit ans, se trouvant dans la zone de déflagration, a partagé son sort tragique.
Le journal rapporte que l’hôpital était débordé. Les patients étaient pris en charge dans les couloirs et la salle d’attente et étaient soignés à même le carrelage faute de places. La plupart des blessés ont été touchés aux membres inférieurs et d’autres au front et au visage.
Jusqu'à hier, au moment où nous bouclions cet article, aucune information ne permettait d’assurer si des ressortissants comoriens comptaient parmi les victimes de l’attaque ou non. Selon les responsables d’associations sur la Grande île, le stade de Mahamasina était la deuxième scène d’horreur ce jour-là.
Dans la matinée vers 8 heures, quatre individus ont pris la fuite, après avoir lancé un pareil engin sur le jardin d’Anosy, en face du bâtiment du service des statistiques. Bien que la grenade n’ait pas éclaté, un adolescent a été blessé à la jambe.
La veille, samedi, le Sénat a été la première cible des terroristes. Une grenade a atterri dans un parking, dans l’aile Sud du Palais de la chambre haute, à Anosy. L’explosion a mis à mal trois véhicules. Les fauteurs de troubles ont sévi aux alentours de 4 heures du matin. Aucun suspect n’a pu être capturé.
Toufe Maecha
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