Ils étaient 15 à bénéficier d’une formation de 19 jours sur le passeport journalistique. Les séances assurées par l’antenne comorienne d’Actions Médias Francophones aux Comores semblent s’être bien déroulées. De part et d’autre on parle d’une manière de professionnaliser le secteur.
Le monde des médias de la place se renforce en capacités et compétences. Ce sont en tout 15 jeunes journalistes qui ont bénéficié d’une formation sur le passeport journalistique de 19 jours portant sur 6 modules. Loïc Hervouet, vice-président de l’association Actions Médias Francophones (AMF) est présent sur l’archipel dans des séances de formation depuis 4 ans. Et durant cette longue période, l’AMF a formé plus de 70 journalistes. Un chiffre considérable selon ce grand professionnel de la presse française. « Ce que je vois bouger avec beaucoup d’intérêt et beaucoup de sympathie c’est la prise en main par une nouvelle génération de l’action journalistique. En 4 ans, ce que je vois de manière formidable c’est que les gens commencent à s’organiser et à mettre en place toute une série de structures dont on voit bien, qu’ils préparent une professionnalisation beaucoup plus forte. Ça n’est plus quelque chose dans laquelle on demande des béquilles ou trop d’assistance sauf peut-être parfois des moyens », se réjouit le vice-président.
Si pour Loïc les experts comoriens commencent à inventer et à régénérer leurs capacités, il rappelle néanmoins que « pour la jeune génération on doit comprendre et apprendre que ‘’ce passeport’’ marque la traversée professionnelle d’un point de départ vers un point d’arrivée d’une profession qui soit mure, solide, éthique et consciente de responsabilité ».
Si aujourd’hui, l’AMF à travers son antenne comorienne (l’AMFC) et le CNPA (Conseil National de la Presse et de l’Audiovisuel) réussissent à mettre en place ces séries de formations pour la professionnalisation du journalisme c’est parce que derrière il y a le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC) qui met les moyens. Renaud Vély, chargé de coopération universitaire à l’ambassade de France rappelle que le service intervient dans le cadre d’un programme et dit-il, « le programme FSPI d’appui des médias aux Comores est un programme de 500.000 euros qui s’est déroulé depuis deux ans et que dans ce cadre-là, il y a la professionnalisation du secteur qui fait partie d’un des grands axes structurants dudit programme ». Ceci dit, l’objectif est de former des professionnels dans le cadre du centre de formation et du perfectionnement des journalistes comoriens (CFPJC).
Comme ses collègues qui ont participé à cette formation, Naida Mohamed Jaffar se réjouit et estime que « ce ‘’passeport’’ n’est rien que des notions de bases qui permettront de faire le travail au mieux en respectant la déontologie car c’est la seule chose nécessaire pour qu’un journaliste puisse travailler normalement ». « Avec cette formation, j’ai constaté qu’il y a des grandes différences entre ce que nous faisons et ce que nous devrions faire. Nous devons apprendre à respecter les règles, se recadrer et faire le travail normalement », poursuit-elle.
A.O Yazid
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