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des Comores

113ème anniversaire de la disparition de Said Mohamed Bin Cheikh Les fidèles se souviennent toujours de Maarouf

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113ème anniversaire de la disparition de Said Mohamed Bin Cheikh  Les fidèles se souviennent toujours de Maarouf © : HZK-LGDC

Ils étaient très nombreux à veiller hier toute la nuit par des prières au mausolée de Said Mohamed Bin Cheikh Maarouf. Ils, ce sont les mourides de la confrérie Chadhuiliya, qui sont ressemblés, dans une veillée de prière dans la Zawiya qui porte son nom dans la médina de Moroni. Cela à l’occasion de la 113ème commémoration de la disparition de ce grand érudit comorien, mort en 1904 à l’âge de 52 ans.


Ce 27ème jour de ce mois lunaire Djoumada Thani, marque le 113ème anniversaire de la mort de Said Mohamed bin Cheikh El-Maarouf. Les comoriens, surtout les adeptes de la confrérie « Chadhuliya », se souviennent toujours de cette date marquant la disparition de El-Maarouf (1851-1904). Certains d’entre eux enseignent sa biographie auprès de la jeune génération. Un moment de recueillement qui permet de rappeler l’image de ce personnage religieux qui, selon plusieurs témoignages serait le premier traducteur du Coran en comorien.

 « Il était un homme de Dieu », selon le prédicateur de l’ancienne mosquée de vendredi de Moroni. Et lui d’ajouter que Maarouf n’a pas seulement consacré sa vie pour la mosquée en adorant Dieu puissant mais aussi et surtout, « il s’est consacré à l’enseignement de la confrérie, ajoute-t-il, tout en avouant qu’il était aussi un travailleur manuel ».

 D’après nos interlocuteurs rencontrés à la Zaouiya, El-Maarouf fut tour à tour enseignant et organisateur de formation professionnelle, comme la menuiserie et maçonnerie. A titre d’exemple, « l’époque où la mer débordait jusqu’à perturber la prière du vendredi, Maarouf a eu l’idée ingénieuse de construire lui-même la digue de protection autour de la baie de Kalaweni, pour que l’eau ne pénètre pas dans la mosquée », explique Ali Mohamed Djalim professeur à l’Universalité des Comores. Cet ancien préfet du centre, précise qu’il s’agit du  mur allant du café-du-port en passant par Badjanani jusqu’à Mtsangani.

El-Maarouf, né à Ngazidja, avant d’être envoyé à Zanzibar pour apprendre le coran auprès de son propre père, est un prédicateur qui a introduit le soufisme Chadhiliya en Grande Comore. Il s'oppose au Sultan Said Ali et doit s’exiler, le temps que ce dernier soit déporté à Madagascar par les français. « En 1886 la France était contre lui », disait pour sa part, Jaffar El-Amdjad Oukachat, arrière petit fils de Maarouf. Et cela parce que Said Mohamed bin Cheikh ne cessait de dénoncer tout ce qui ne marchait pas dans le pays. Et « il a même fait l’exil », ajoute-t-il.

 

Mohamed I. Abdou

 

 

 

 


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