Après l’accord signé le 15 octobre dernier entre le syndicat des enseignants (Sneuc) et le gouvernement, l’année académique 2025-2026 débutera lundi 03 novembre prochain. Cette reprise des cours universitaire sonne la fin de la crise qui a secoué l’université durant trois mois.
L’année académique débute la semaine prochaine. Nul n’ignore la longue grève déclenchée par le syndicat des enseignants à l’université (Sneuc) depuis juin dernier pour diverses revendications. Ce bras de fer avec le gouvernement a duré cent jours au risque de compromettre la rentrée universitaire 2025-2026. Mais le gouvernement a fini par privilégier le dialogue pour résoudre le conflit afin de permettre aux étudiants de reprendre le chemin des cours. Toutefois, la grève a chamboulé le calendrier universitaire publié par le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, fixant la rentrée au 1er octobre 2025. L’accord mettant fin au conflit a été signé le 15 octobre dernier. Un accord qui aboutit à une reprise des cours universitaires dès le 3 novembre prochain.
Contacté par nos soins, le secrétaire général du syndicat, Youssouf Boinaheri a expliqué : « la reprise des cours est prévue le 3 novembre. Mais chaque composante reprendra en fonction de leur programme des délibérations. Nous espérons délibérer la session le 3 novembre. Car le calendrier a heurté la grève et ça n’a pas fonctionné. On est en retard de plus d’un mois de cours ». Le gouvernement a intérêt à respecter le protocole signé pour permettre une année académique sans interruption vu le retard accumulé. Rappelons que le syndicat a déclenché sa grève pour cause de salaires impayés, de non-respect des statuts des enseignants, mais surtout l’absence de budget de fonctionnement de l’Université qui ne permet pas aux enseignants de prospérer dans leurs domaines de recherche.
Selon ce chef syndicaliste la loi portant structuration et fonctionnement de l’Université ne peut s’appliquer que lorsque les conditions de travail des enseignants sont améliorées. Le syndicat ne souhaite que le bon fonctionnement de l’institution dans la mesure où, l’université forme les futurs cadres du pays. Pendant la cérémonie de signature de l’accord entre gouvernement et syndicat, le ministre de l’enseignement supérieur Bacar Mvoulana avait promis d’œuvrer pour le respect de l’accord signé, pour éviter d’autres conflits, mais surtout permettre aux étudiants de retrouver une scolarité normale.
Kamal Gamal
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