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Transport en commun: Moroni paralysé par une grève des taxis

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Transport en commun: Moroni paralysé par une grève des taxis © : HZK-LGDC

Hier jeudi, Moroni a été paralysée par une grève des taxis. Une action qui intervient suite aux propos du commissaire aux finances de l’île de Ngazidja demandant aux automobilistes de payer la vignette 2017.


Suite à un mot d’ordre du syndicat des taxis Usukani Wamasiwa, l'ile de Ngazidja s’est trouvée paralysée hier jeudi, par une grève des taxis. Une grève décidée par le syndicat des automobilistes dans la nuit de mercredi et exécuté par toutes les cellules régionales. En se réveillant le matin, les usagers se demandaient où sont passés les taxis. La cause avancée pour cette grève est le paiement de la vignette imposé par les autorités de l'île.

« Nous avons eu plusieurs rencontres avec les responsables dont une avec le gouverneur de l’île de Ngazidja. On s’est mis d’accord sur certains points dont cette question de vignette. Et mercredi, on entend à la radio un responsable déclarer que les automobilistes doivent payer de gré ou de force la vignette. Alors nous étions obligés de réagir et lancer cette grève », déclare Chamssoudine Ali, le porte-parole d’Ussukani Wa Massiwa.

Ce dernier a annoncé qu’ils avaient envoyé un préavis au gouverneur lui annonçant une grève des taxis de trois jours si certaines conditions n’étaient pas respectées. « On avait demandé que la gendarmerie, la police ou bien les services des impôts ne descendent pas sur les routes pour nous demander la vignette. Et c’est arrivé », poursuit-il.  

Sans le moindre avertissement, la population est prise au dépourvu par Usukani Wamasiwa. Beaucoup de gens se retrouvent bloqués dans leurs régions hier matin. Le syndicat des automobilistes a toutefois présenté ses excuses à la population pour son manque de communication. « Où sont passés les taxis », s’interroge Kamardine Soulé, journaliste à Al-Watwan qui a passé plus d’une demi-heure au Café du Port sans voir un taxi passer. Kamardine Abdallah, un enseignant de français se demande comment il va rentrer chez lui. « Usukani Wa Massiwa nous a fait un faux plan. On ne savait rien de cette grève », dit-il.

Dans les différentes gares, les chauffeurs étaient réunis pour attendre le mot d’ordre d’Usukani Wa Massiwa. Mais ils étaient tous unanimes pour le non paiement de la vignette. « Pas question qu’on reprenne le travail tant que nous ne serons pas fixés », lâche un chauffeur de la région de Hambou. Cette fois, tous les chauffeurs étaient du même bord. Ils attendaient le mot d’ordre avant de faire quoi que ce soit. Même les taxis furtifs, on ne les voyait plus.

 

Mohamed Youssouf

 

 

 

 

 

 

 


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